Écoles, vaccins : le maire de Marseille a demandé des "preuves d'amour" à Emmanuel Macron

Robin Verner
·2 min de lecture

Benoît Payan, maire socialiste de Marseille, a été reçu par Emmanuel Macron ce mercredi. Il est venu dans la foulée sur notre plateau pour dévoiler les besoins de sa ville et les demandes formulées au chef de l'État.

Benoît Payan, maire de Marseille, était sur notre plateau ce mercredi en fin d'après-midi, au sortir de son déjeuner avec le président de la République, à Paris. L'élu local est allé discuter avec Emmanuel Macron des financements nécessaires à une ville de Marseille en crise. "Le président de la République a été très attentif, très intéressé par la situation marseillaise", a d'abord posé Benoît Payan.

Il a poursuivi: "Il m’a dit qu’il aimait Marseille et moi je lui ai dit qu’il n’y avait pas d’amour, seulement des preuves d’amour. Et quand on aime cette ville, qu’on croit qu’elle a un rôle et je pense qu’il le croit, on veut qu’elle relève la tête."

"Il faut un milliard pour les écoles"

Il en est venu à ses demandes concrètes au chef de l'Etat. "On a parlé des écoles: il faut mettre un milliard d’euros sur la table. Je ne souhaite pas augmenter les impôts, les caisses sont vides, la ville est dans un état d’endettement à nul autre pareil. On a 500 écoles à Marseille dont cent dans une situation très compliquée, 50 dans une situation catastrophique", a encore exposé le maire de la ville.

Benoît Payan a dit son optimisme sur cette question, sans pour autant présenter de garantie: "Oui, je le crois, l’Etat va prendre ses responsabilités. Pour le montant, on va continuer de travailler. On va se voir fréquemment, on fera un certain nombre d’annonces assez rapidement, et très vite des actes."

Le maire de Marseille veut 10.000 vaccins par semaine

Sur notre plateau, Benoît Payan a aussi évoqué la question de la campagne de vaccination marseillaise, pour laquelle la ville compte mettre le stade Vélodrome à disposition des soignants: "On demande 10.000 vaccins par semaine, aujourd’hui on est à 3000. Le stade, lui, est prêt. Mais ouvrir le Vélodrome avec 3000 vaccins par semaine ça n’a pas de sens. Dès qu’on sera à 10.000 vaccins par semaine, on ouvrira le stade."

Se justifiant de ne pouvoir déjà se prévaloir d'aides sonnantes et trébuchantes, il a ajouté: "Oui, j’ai obtenu d’Emmanuel Macron l’assurance qu’il va aider Marseille et je le crois sincère. Mais je ne suis pas monté braquer un président de la République, c’est pas comme ça qu’on fait."

Article original publié sur BFMTV.com

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