Écoles : le bonheur est-il possible ?

Depuis le début de pandémie de Covid-19, les écoliers ont dû s'adapter à un protocole sanitaire parfois contraignant. Au moment de la fermeture des écoles, le 12 mars 2020, "les enquêtes que nous avons menées montrent que ce qui manquait aux élèves c'était d'abord les camarades, les récréations, avant même les enseignements. L'école, ce n'est pas seulement un lieu d'instruction, c'est aussi un lieu où l'on vit avec les autres, où l'on apprend à vivre ensemble", explique Jean-Pierre Véran, expert associé du Centre international d'études pédagogiques. "Refonder l'école publique" Partout dans le monde, l'école a été arrêtée, "à un moment fort, un milliard sept-cents millions d'élèves n'allaient plus à l'école", rappelle Jean-Louis Durpaire, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale. "Selon les pays, on a des cultures différentes dans l'approche du bonheur. En France, on n'est pas dans une tradition très forte d'une école qui cultive le bonheur", explique l'inspecteur général. L'instruction domine les programmes en France, "on développe peut-être un peu trop de stress et c'est en contradiction avec le monde qu'on veut construire". Selon Jean-Louis Durpaire, il faudrait "refonder l'école publique, sur des valeurs, en particulier des valeurs qui vont faire que l'élève sera acteur pour transformer la société".