Une école coranique pour les transgenres ouvre ses portes au Bangladesh

·1 min de lecture

Au Bangladesh, une école coranique vient d’ouvrir spécialement pour les transgenres dans le but d’aider cette communauté exclue du système éducatif. C’est la première du genre. Le pays à majorité musulmane a récemment adopté plusieurs lois pour reconnaître les transgenres et leur offrir de nouveaux droits.

Avec notre correspondant régional, Sébastien Farcis

Ils sont appelés « hijras » au Bangladesh et dans le sous-continent. Selon les traditions, ces transgenres détiendraient des pouvoirs spirituels, qui leur permettraient de jeter des sorts. Ils sont donc craints et ostracisés, et ne sont donc pas acceptés dans les écoles et finissent souvent par se prostituer.

Cette nouvelle école coranique, réservée à ces transgenres, est donc une aubaine. Elle est logée dans un petit bâtiment de Dacca, la capitale, et accueille jusqu’a 150 « hijras », la plupart déjà adultes. Ils recevront des cours d’anglais, de bengali, de mathématiques ainsi que de coran.

Les religieux qui ont pris cette initiative affirment que l’islam ne discrimine pas entre les sexes et qu’il n’est pas normal que ces transgenres soient ainsi exclus de la société.

Les relations homosexuelles sont en effet toujours interdites au Bangladesh, ce qui est un moyen de les harceler. Mais la situation s’améliore : les transgenres ont été reconnus en 2013 comme un genre à part entière, et il y a deux ans, ils ont obtenu le droit de voter et de se faire élire.