École à la maison : une première journée perturbée par des cyberattaques

Mardi 6 avril, pour le premier jour de cours à distance à la suite du reconfinement, Emmanuel Macron a voulu prendre, en personne, la température. Et le chef de l'État a été bien obligé de reconnaître que cette journée inaugurale a été émaillée de "quelques difficultés au niveau national". À 10 heures du matin, il était en effet impossible pour Mathilde, professeure de français, de se connecter avec ses élèves. La plateforme "Ma classe à la maison" a été victime d'une cyberattaque en provenance de l'étranger, comme l'a révélé Jean-Michel Blanquer. Les ENT aussi à l'arrêt Saturer les serveurs, voilà une méthode bien connue des pirates informatiques. Mais à quelles fins ? "En général, les hackers peuvent soit demander une rançon, soit avoir une motivation idéologique, ce qui pourrait être le cas ici", relève Jérôme Notin, directeur général de CyberMalveillance.gouv.fr. La série noire ne s'est pas arrêtée là, parce que les ENT (Espaces numériques de travail) étaient eux aussi à l'arrêt. À l'origine : l'incendie de plusieurs serveurs informatiques chez OVH, à Strasbourg (Bas-Rhin), survenu en mars dernier.