Échec du projet de Super Ligue : "Retrouvons un football à échelle et à taille humaine"

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Pierre Rondeau est professeur d'économie à la Sports Management School, spécialiste de l'économie du sport et de l'économie du football et codirecteur de l'Observatoire Sport et Société à la Fondation Jean-Jaurès. Il revient avec nous sur l'échec du projet des douze clubs anglais, espagnols et italiens, de créer une Super Ligue sur le modèle de la NBA américaine.

Marianne : La Super Ligue est tombée à l’eau. Comment expliquer cet échec, alors que cela avait pourtant marché au basket ?Pierre Rondeau : L’exemple du basket européen, qui connaît l’existence d’une ligue privée, l’Euroligue, coexistant avec les compétitions continentales officielles, est fallacieux, à mon sens, car le basket n’a absolument pas la même portée que le football.Le football, c’est plus de cent ans d’histoire, une culture, une philosophie, une identité propre qui élève au rang de sacré l’idéal de méritocratie et de mérite. Dans ce sport, les plus forts sont toujours récompensés, et ce depuis toujours. Le basket, sur le Vieux Continent, est plus récent, plus jeune et surtout subit le comparatif avec la NBA américaine.Cette force culturelle est l’une des explications de l’échec de la Super Ligue. Les supporters n’étaient pas prêts, n’en voulaient pas et, sitôt l’annonce faite, dans la nuit du dimanche 18 avril au lundi 19, tout le monde est monté au créneau pour s’y opposer. Tous les supporters des clubs dissidents ont menacé, sont allés manifester devant les stades et ont crié leur total dégoût...

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