Pour échapper à l’inflation, ils choisissent de s’expatrier

Photo Pixabay/cc

Quand on est citoyen britannique, déménager à l’étranger après le Brexit peut se révéler une entreprise compliquée, mais ni la bureaucratie ni la paperasse ne semblent rebuter ceux qui sont déterminés à échapper aux conséquences de l’inflation au Royaume-Uni, écrit The Times.

À l’heure où le think tank Resolution Foundation annonce que le pays risque d’enregistrer la plus forte baisse des revenus des ménages depuis un demi-siècle, certains se tournent vers le sud de l’Europe et des pays plus ensoleillés.”

“Tout est beaucoup moins cher ici”

Toby Feldman, 24 ans, qui travaille pour une start-up, est parti en solo. Il vient de quitter le quartier de Tottenham Hale, à Londres, pour s’installer à Porto, la deuxième ville du Portugal. Selon le site Expatica.com, le coût de la vie y est de 52 % inférieur à celui de Londres. Le jeune homme confirme : “Je suis payé 17 000 euros par an, c’est moins que ce que je gagnerais à Londres, mais tout est beaucoup moins cher ici.”

Dans les restaurants de Porto, le menu du jour est affiché à 7 euros et la bière coûte 1 euro. Pour sa chambre dans un appartement en colocation Toby paie 250 euros par mois. En tant que “résident non habituel” exerçant une activité à forte valeur ajoutée, il sera faiblement imposé et deux allocations mensuelles viendront même s’ajouter à son salaire pour un montant global de 260 euros, rapporte The Times.

“Passer plus de temps au grand air”

Les Marsden ont quant à eux opté pour Ibiza, aux Baléares. “La pandémie nous a fait comprendre que nous ferions mieux de passer plus de temps au grand air plutôt qu’à l’intérieur, vissés à des écrans d’ordinateur”, explique Chris, 46 ans, travailleur indépendant. Dès que leur fille, Holly, en aura fini avec ses études secondaires, ils ont décidé de s’installer à Cala Llonga, une station balnéaire sur la côte est d’Ibiza. Et comme ils n’ont pas les moyens de se payer une résidence secondaire, ils ont vendu la maison qui leur appartenait à York.

“Nous venons à Ibiza chaque année et nous y avons beaucoup d’amis. La vie nous coûtera deux fois moins cher qu’à York”, explique Chris Marsden – même en comptant le montant du loyer et les frais de scolarité de leur fils de 13 ans au Morna International College d’Ibiza, soit 14 000 euros par an.

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