Échange tendu entre Rachida Dati et des journalistes de France Inter

La ministre de la Culture Rachida Dati à la sortie de l'Elysée, le 12 jjuin 2024 à Paris (JULIEN DE ROSA)
La ministre de la Culture Rachida Dati à la sortie de l'Elysée, le 12 jjuin 2024 à Paris (JULIEN DE ROSA)

La ministre de la Culture Rachida Dati a eu un échange tendu mardi avec deux journalistes de France Inter qui l'interrogeaient en studio, les accusant de ne pas l'écouter et de vivre dans le "confort".

Mme Dati, dont le ministère a la tutelle de Radio France, était invitée dans la matinale de Nicolas Demorand, où elle répondait aux questions du journaliste politique Yaël Goosz.

Alors qu'elle critiquait les programmes du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national, elle s'est interrompue pour dire: "Je sais que vous ne m'écoutez pas, là".

"Si, si", lui a répondu le présentateur. "On prépare la question suivante, c'est normal", a appuyé le journaliste.

"Donc vous n'écoutez pas la réponse", a rétorqué la ministre.

"C'est ni-ni", a alors estimé M. Goosz, pour souligner le fait que la maire du 7e arrondissement mettait gauche et extrême droite sur le même plan.

"Non, c'est vous qui résumez! Arrêtez M. Goosz, c'est confort! Vous êtes confort... Allez dire ça aux techniciens de votre radio, et aux secrétaires, et tous les gens que je salue tous les jours, à chaque fois", a lancé Mme Dati.

"Quel rapport?", s'est interrogé le journaliste.

"Quand ils seront privatisés, allez leur dire dans votre petit confort: alors, c'est ni-ni. Vous attendez quoi, la bonne phrase? Moi, je suis sur le fond. Je défends mon pays, je défends ses valeurs. Je défends le pays qui m'a permis d'être en face de vous aujourd'hui", a conclu la ministre.

Le Rassemblement national plaide dans son programme pour une privatisation de l'audiovisuel public.

Mme Dati a redit ensuite qu'elle souhaitait une fusion des médias de cet audiovisuel public, prévue par un texte de loi qui n'a pas pu aboutir en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale. Ce texte "a été adopté en commission. Donc si les Français nous font confiance, il ira à son terme", a-t-elle affirmé.

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