Écartée de la course à la présidence de LR, Virginie Calmels réplique

Ancienne numéro 2 des Républicains, Virginie Calmels ambitionne de se présenter pour la présidence du parti. Mais un point de règlement l’a pour l’instant écartée, ce qu’elle conteste vivement (photo d’archive prise en avril 2018 à Paris).
CHARLES PLATIAU / REUTERS Ancienne numéro 2 des Républicains, Virginie Calmels ambitionne de se présenter pour la présidence du parti. Mais un point de règlement l’a pour l’instant écartée, ce qu’elle conteste vivement (photo d’archive prise en avril 2018 à Paris).

CHARLES PLATIAU / REUTERS

Ancienne numéro 2 des Républicains, Virginie Calmels ambitionne de se présenter pour la présidence du parti. Mais un point de règlement l’a pour l’instant écartée, ce qu’elle conteste vivement (photo d’archive prise en avril 2018 à Paris).

POLITIQUE - « Mon profil dérange. » Alors que la Haute autorité des Républicains a rejeté ce lundi 29 août la candidature à la présidence du parti de Virginie Calmels, au motif qu’elle aurait repris sa carte trop tard pour se mettre sur les rangs, l’intéressée a dénoncé des « manœuvres » visant à « éviter » qu’elle puisse participer, assurant travailler à une réponse juridique avec son avocat.

Ce lundi, le président de la Haute autorité Henri de Beauregard a effectivement affirmé dans un courrier adressé à l’ancienne adjointe d’Alain Juppé et consulté par l’AFP que « ne peuvent se porter candidats à la présidence du parti que les adhérents à jour de cotisation au 22 juillet 2022. Sauf erreur des services du parti, tel n’était pas votre cas ».

« Aussi, après consultation de la Haute Autorité, je vous indique que votre candidature n’apparaît pas recevable », ajoute-t-il, expliquant qu’« il n’a pas été trouvé de motif susceptible de conduire à écarter l’application de la règle ». La date limite du 22 juillet figure dans un guide électoral, validé en bureau politique le 19 juillet, « et immédiatement mis en ligne sur le site du mouvement », rappelle le courrier.

Élection prévue le 3 décembre

Et dans la foulée, Virginie Calmels a donc dénoncé des « manœuvres » visant à « éviter » une candidature qui « bouscule un scénario bien huilé écrit d’avance ».

« Ces tentatives pour empêcher ma candidature ne font que renforcer ma détermination à assainir un parti qui en a bien besoin », affirme-t-elle dans un communiqué, annonçant au passage une mise en demeure de son avocat à la Haute autorité.

« J’ai bien conscience que mon profil de femme chef d’entreprise qui ne vit pas de la politique dérange », ajoute-t-elle, en regrettant aussi de ne pouvoir prendre la parole au campus de rentrée des jeunes LR les 3 et 4 septembre à Angers « alors que l’autre candidat déclaré Éric Ciotti participera à une table ronde ».

Virginie Calmels avait annoncé sa candidature le 23 août, sur une ligne « équilibrée » et « à l’épicentre des différents courants de LR ».

L’élection du président de LR est programmée pour le week-end du 3 décembre. Les candidats potentiels ont jusqu’au 3 octobre pour déposer les parrainages.

Représentante de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels avait été limogée de son poste de numéro 2 en juin 2018 par Laurent Wauquiez, alors patron du parti, et en conflit ouvert avec elle. L’ancienne directrice générale d’Endemol monde s’était alors écartée de la politique, rejoignant en 2019 le groupe immobilier de luxe Barnes, avant de lancer en 2020 une école du numérique.

À voir également sur le HuffPost : Rachida Dati et ses punchlines étaient attendues après la présidentielle, elle n’a pas déçu

Vous ne pouvez visionner ce contenu car vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers. Si vous souhaitez visionner ce contenu, vous pouvez modifier vos choix.

Lire aussi