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Écarté du gouvernement, Damien Abad s'attend à un retour mouvementé à l'Assemblée nationale

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Sous le coup d'une enquête pour tentative de viol, Damien Abad, ici le 3 mai 2022 à Paris, pourrait quitter le gouvernement - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP
Sous le coup d'une enquête pour tentative de viol, Damien Abad, ici le 3 mai 2022 à Paris, pourrait quitter le gouvernement - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

Un retour en catimini, très loin de faire l'unanimité au sein du Palais Bourbon. Écarté du premier gouvernement d'Élisabeth Borne le 4 juillet dernier après avoir été accusé par plusieurs femmes de viol et d'agression sexuelle, l'ex-ministre chargé des Solidarités et des personnes handicapées, Damien Abad, a fait ce lundi son retour à l'Assemblée nationale. Victorieux aux dernières législatives dans sa circonscription de l'Ain, il rempile pour un troisième mandat à la chambre basse.

"Damien Abad ne m’inspire rien, comme sa personne"

Celui qui nie toujours les accusations qui le visent doit s'attendre à une rentrée mouvementée. Dans l'hémicycle, il fera ainsi face à son ancienne famille politique, Les Républicains, qu'il a quitté avec fracas afin de rentrer au gouvernement. Au sein du parti de droite, le sentiment de trahison est encore bien présent et plusieurs députés se refusent à tout commentaire.

"C’est la règle pour tout ministre qui n’est plus ministre, au bout de trente jours, de reprendre sa place. Je n’ai pas volontairement envie de détailler le sujet du retour de Damien Abad, pas plus d’ailleurs que beaucoup d’autres. Je ne répondrai pas en dehors de ça, et je le répéterai en boucle si vous voulez, parce que je n’ai pas du tout envie de répondre à cette question", déclare ainsi auprès de BFMTV Philippe Gosselin, député LR de la Manche.

Certains, à l'image du député du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont, sont bien plus acerbes et critiques à l'encontre de celui qui fut leur président de groupe à l'Assemblée nationale durant la dernière législature et vice-président du parti entre 2017 et 2019. "C’est un non-événement, Damien Abad ne m’inspire rien, comme sa personne", tacle-t-il.

"Il n’a plus ses amis, il n’en a pas de nouveaux. L’avenir s’annonce bien triste pour lui", attaque, en off, un député du même parti.

"C'est choquant"

Du côté de la Nupes, le retour de Damien Abad parmi les députés n'inspire là non plus pas la sympathie. Interrogée par BFMTV, la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain insiste sur les faits dont l'ex-ministre est soupçonné, et n'exclut pas que celui-ci soit chahuté en séance.

"On est sur des faits particulièrement graves, et en effet c’est choquant que l’Assemblée nationale compte parmi ses membres, parmi ses députés, un homme qui est accusé de faits aussi graves et répétés, avec des témoignages nombreux", estime-t-elle.

Ce n'est finalement que du côté de la majorité que Damien Abad peut trouver un semblant de soutien. Député Renaissance du Rhône, Thomas Rudigoz rappelle que l'élu est "sous le statut de la présomption d’innocence" et qu'il convient que ce statut "soit respecté."

"A lui maintenant de prendre toute sa place, c’est un député expérimenté, il en est je crois à son troisième mandat, il a été président de groupe", ajoute-t-il.

Lors de son discours de départ du ministère des Solidarités, Damien Abad avait dénoncé "les calomnies ignobles dont (il est) la cible" et assuré que son départ allait lui permettre de se "défendre sans entraver l'action du gouvernement". "Je me défendrai sans relâche jusqu'à ce que la justice confirme mon innocence", a-t-il encore lancé.

Article original publié sur BFMTV.com

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