"Pour moi, ça touche à sa fin" : 17 ans après la mort de sa fille, le père d'Élodie Kulik espère que le procès lui apporte enfin la vérité

franceinfo

Élodie Kulik a été violée puis tuée en janvier 2002. Le procès se tient enfin à partir de jeudi, mais sans le principal suspect.

C'est peut-être l'aboutissement d'une histoire qui remonte au début de l'année 2002 : plus de 17 ans après la mort d'Élodie Kulik, l'un de ses meurtriers présumés est jugé à partir de jeudi 21 novembre devant la cour d'assises de la Somme, à Amiens.

Willy Bardon est accusé d'avoir violé puis tué, dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, la jeune femme, surnommée à l'époque "la banquière de Peronne". Son corps, carbonisé, avait été retrouvé à six kilomètres de sa voiture, dans un terrain vague. Après des années et des années d'enquête, le procès de ce drame se tient enfin, mais sans le suspect n°1.

Aucune trace de l'accusé sur les lieux du crime

Le seul dont l'implication est clairement avéré, Grégory Wiart, est mort dans un accident de voiture, avant même que les enquêteurs n'aient pu remonter jusqu'à lui. Mais en interrogeant son entourage, les soupçons s'arrêtent sur l'un de ses amis : Willy Bardon, qui comparaît donc devant la cour d'assises.

À l'époque des faits, il est âgé de 27 ans. Il est décrit comme une grande gueule, misogyne, agressif. Il n'y a pourtant aucune trace de lui sur les lieux du crime. "On a quand même un cas d'école dans ce dossier, estime l'avocat de Willy Bardon, maître Stéphane Daquo. "Ceux qui ont leur ADN sur les lieux du crime ne sont pas dans le box. (...)

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