Ça sent la chair pas fraîche au Brésil

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Vous reprendrez bien un peu de saucisses farcies de… carton ? Ou alors de la viande avariée, «maquillée» à l’acide ascorbique ? Les pratiques d’une trentaine d’entreprises du secteur de l’agroalimentaire brésilien, premier exportateur mondial de viande bovine et de volailles, étaient un secret de polichinelle. Vendredi, dans un de ces coups de filet spectaculaires dont la police fédérale brésilienne a le secret, perquisitions, interpellations et mise sous scellés de sites de production ont révélé un scandale dont l’ampleur reste inconnue. Des inspecteurs du ministère de l’Agriculture étaient soudoyés pour délivrer des permis sanitaires sans procéder aux contrôles, et les pots-de-vin auraient contribué à alimenter les caisses du Parti du mouvement démocratique brésilien du président Michel Temer, ainsi que du Parti progressiste (droite populiste), formations qui contrôlent le ministère. Principaux mis en cause dans cette affaire de viande pourrie qui a notamment nourri les écoliers du public, les géants de l’agroalimentaire BRF et JBS nient tout.



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