"Ça sent le brûlé, non ?" : la cuisine, pièce centrale de l'œuvre de Jean-Pierre Bacri

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"Je ne voudrais pas me mêler, mais j'ai l'impression que ça sent le brûlé, non ?" C'est l'une des innombrables répliques cultes de l'acteur et scénariste Jean-Pierre Bacri, mort d'un cancer à l'âge de 69 ans, lundi. Dans Cuisine et dépendances, de Phillipe Muyl, il donne la réplique à Sam Karmann et Jean-Pierre Daroussin dans un dialogue hilarant - et dont il est l'un des auteurs. Un exemple, parmi tant d'autres, de l'importance qu'avaient la cuisine et la gastronomie dans l'œuvre du comédien, à qui Laurent Mariotte et les chroniqueurs de La Table des bons vivants ont tenu à rendre hommage, samedi sur Europe 1. 

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Un repas qui vire au règlement de comptes

Cuisine et dépendances, c'est l'histoire d'un haddock qui brûle dans une grande cuisine bourgeoise, et avec lui, celle de tout un repas qui vire au règlement de compte général entre amis, comme ça arrive parfois dans la vie. 

En cherchant l'ouvre boîte, on refuse de prêter de l'argent à un frère un peu pique-assiette. En débouchant une bouteille de vin, on fustige l'arrogance des riches qui font exprès d'arriver en retard et on rumine une carrière d'écrivain un peu raté. Et puis, pour oublier qu'on n'en peut plus de sa vie de femme au foyer, on s'empiffre de la bûche à moitié fondue.


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