"Ça n'est plus mon monde" : Diam's continue à écrire, mais ne veut plus refaire de la musique

L'ancienne rappeuse, qui a présenté son documentaire jeudi au Festival de Cannes, évoque sa décision d'abandonner la musique.

Après 12 ans loin de la sphère médiatique, Diam's se prête de nouveau au jeu de l'interview. En marge de la projection de son documentaire Salam, jeudi au Festival de Cannes, l'ancienne star du rap français a accordé des entretiens au Parisien et à Brut. Elle y présente ce film, qui retrace son parcours, et revient sur les raisons qui l'ont amenée à brusquement abandonner sa carrière et son succès fulgurant.

Elle y évoque notamment la dépression qu'elle combattait en coulisse, sa recherche de sens, et l'apaisement qu'elle a trouvé dans la religion musulmane. Mais elle revient également sur son rapport à la musique, dont elle a été l'une des principales figures en France avant de disparaître en 2010. "L'actualité musicale ne m'intéresse pas", déclare-t-elle aujourd'hui dans son interview au Parisien. Et ce, même si le long-métrage qu'elle a co-signé avec Houda Benyamina et Anne Cissé est entrecoupé de textes inédits qu'on l'entend réciter:

"Pour moi, ça n'est pas de la musique, ce sont des textes a cappella que j'ai enregistrés parce que je voulais m'adresser directement aux gens. Et mes producteurs ont fait un habillage musical. Mais aujourd'hui, vraiment, ça n'est plus mon monde."

"Désintéressée" du rap

Mère de trois enfants, Mélanie Georgiades (son vrai prénom) assure ne plus écouter de rap: "Je me suis presque désintéressée de tout ça", explique-t-elle à Brut. "C'est compliqué, parce que mon rapport est vraiment lié à l'écriture. C'était vraiment l'écriture, la plume, bien plus que la musique en elle-même. Donc ce n'est pas ce qui m'intéresse, ce n'est pas mon centre d'intérêt." De fait, si la musique en a disparu, l'écriture reste "centrale à (sa) vie":

"J'aime vraiment écrire (...) Je trouve ça beau, une plume une feuille, un stylo (...) C'est quelque chose qui me touche, chacun a ses sensibilités (...) Écrire aujourd'hui, ça m'apaise. Alors qu'avant, c'était très destructeur."

Et d'ajouter qu'elle en a fini avec Diam's, bien qu'elle co-signe ce film sous le nom Mélanie Diam's: "J'aurais aimé ne le signer que Mélanie", sourit-elle. "Mais tant que je ne serai pas que Mélanie pour les gens, on leur rappellera quelle Mélanie c'est. Peut-être qu'un jour, je ne serai que Mélanie."

Salam est une production de BrutX, plateforme de streaming de Brut. Après sa projection à Cannes, le long-métrage sera diffusé au cinéma pendant 48 heures, les 1er et 2 juillet prochains, avant d'être dévoilé sur la plateforme à la rentrée.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - "Salam" : Diam's se raconte au Festival de Cannes

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