"Ça ne ramènera pas mon frère" : la famille d'une victime de l'effondrement du pont de Gênes contrainte de renoncer au procès

Ariane Griessel

Le 14 août 2018, le pont Morandi, qui permettait de traverser Gênes en Italie, s’effondre en pleine journée. Parmi les victimes, 43 personnes perdent la vie, dont quatre jeunes Français qui étaient dans la même voiture, en route vers un festival de musique techno. Parmi eux, William Pouzadoux, 22 ans. Un an après, sa famille se sent très seule, face aux procédures judiciaires. Faute de pouvoir payer des avocats sur le long terme, elle a dû, à contrecœur, accepter une indemnisation.

"Nous avons accepté l'indemnisation, la mort dans l'âme"

"Nous avons reçu un premier courrier dès le mois de novembre, pour nous proposer une indemnisation, que nous avons alors catégoriquement refusée. Ça nous a même choqués à l'époque", explique la mère de William, Véronique Pouzadoux. Car la justice italienne tient compte de ces dédommagements. "Moyennant cette indemnisation, les responsables de la société d'autoroute auront éventuellement le droit à une réduction de peine. Une deuxième relance a eu lieu en février, une troisième en avril, et une dernière en juin", raconte encore Véronique.

La famille Pouzadoux reçoit des courriers en italien, qu'il faut renvoyer rapidement, alors que la famille ne parle pas la langue. Après plusieurs refus, les (...)

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