"Ça marque le début de la fin" : la centrale nucléaire de Fessenheim débranche son premier réacteur, des salariés dénoncent "un gâchis"

franceinfo, Grégoire Lecalot

"C'est un symbole qui est lourd", raconte un élu syndical après l'arrêt d'un premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim dans la nuit de vendredi à samedi 22 février. "Le réacteur a été débranché vers 2 heures du matin", précise EDF qui assure que la "procédure s'est déroulée sans aucun problème". La plus vieille centrale de France commence à s'arrêter, sous le regard amer de ses 1 800 salariés et de certains élus locaux.

"Fessenheim est sûre"

Devant l'entrée de la centrale, une énorme banderole affiche "la centrale de Fessenheim est sûre, qu’elle dure". Ce slogan n'est plus d'actualité reconnait Jean-Luc Cardoso. Ce membre de la CGT est un des plus anciens employés, il est arrivé en 1989. "C'est un beau gâchis quand même de se dire qu'on va se passer de quelque chose qui est bon à tout point de vue parce qu'un loustic a décidé que ce serait Fessenheim pour gagner quelques voix pour devenir président".

En 2012, après l'accident de Fukushima au Japon, François Hollande annonce son intention de fermer Fessenheim. L’intersyndicale n’y pourra rien. Les salariés comme Jean-Luc Cardoso en restent amers. "C'est juste incompréhensible d'arrêter la centrale. Il y a toujours des recommandations parce que personne n'est parfait mais toutes les inspections ont conclu à une seule chose : Fessenheim est sûre", conclut-il.

L'avenir des salariés inquiète

Alain Besserer, élu (...)

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