«Ça fait du bien» : à l'hôpital de Gonesse, les patients conquis par les soins ambulatoires

© JULIEN DE ROSA / AFP

La crise de l'hôpital ne cesse de s'accentuer en France. Près de 21.000 lits d'hôpitaux ont été supprimés dans le pays depuis 2016, et rien que 4.300 l'année dernière . La faute au Covid et au manque de personnel selon le ministère de la Santé, qui a publié ses chiffres mercredi.

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Pour rééquilibrer la balance, l'hôpital mise de plus en plus sur les soins ambulatoires, c'est-à-dire le retour à la maison après l'opération. Devant l'hôpital Georges Pompidou de Paris, Paulette attend sagement son taxi sur un banc. Elle fait depuis des allers-retours chaque jour entre l'établissement et son domicile pour se faire soigner. Une pratique qui l'a convaincue.

"Ça fait du bien"

"Quand on n'a pas de souci, c'est parfait", explique Paulette au micro d'Europe 1. "Moi, j'ai été opérée de la vésicule biliaire donc il n'y avait aucun souci pour que je rentre chez moi. Et honnêtement, ça fait du bien", poursuit-elle. Les soins ambulatoires, appelés aussi hospitalisations de jour, sont en hausse de 11 % en cinq ans en France, afin de pallier le manque de place. Mais il n'est pas question pour le docteur Francois Venutolo, à l'origine du virage ambulatoire à l'hôpital de Gonesse, dans le Val-d'Oise, de laisser partir le patient à tout prix.

Un système déjà à bout de souffle ?

"On ne laisse pas partir un malade si on n'est pas certain de la sécurité qu'on peut lui apporter", explique-t-il. Et d'ajouter : "Si par exemple, une femme se f...


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