"Tout ça, c’est un vrai bulldozer sur nos acquis" : les manifestants loin d'être satisfaits du retrait provisoire de l'âge pivot

Matthieu Mondoloni

Dans le cortège parisien, Clara, professeure de philosophie à Paris, porte un bleu de travail et un foulard rouge à pois blancs noués dans les cheveux, comme celui de Rosie la riveteuse, symbole du féminisme. Elle est mobilisée depuis plus d'un mois, et c'est en pleine manifestation qu'elle a appris la décision du gouvernement de retirer provisoirement l'âge pivot de l'avant-projet de loi sur les retraites. La CGT revendique 150 000 personnes dans les rues de Paris, samedi 11 janvier, contre 21 000 pour la préfecture. Au niveau national, le ministère de l'Intérieur a compté 150 000 personnes, contre 500 000 pour la CGT.

Mais pour Clara, ce retrait, "c'est 'peanuts' (très peu), parce que la question ce n’est pas l’âge pivot, la question c’est la retraite à points, ce sont les choix du gouvernement, l’austérité, les services publics". La professeure de philosophie avoue : "Je suis une femme, j’ai trois enfants et je vais perdre autour de 1 000 euros de pension et moi je ne pourrai pas avoir de caisse complémentaire."

>> Réforme des retraites : les quatre points à retenir de la proposition d'Edouard Philippe sur le "retrait provisoire" de l'âge pivot

Sans retrait, "pas de (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi