"Leur âme au diable" : les volutes troubles de Marin Ledun

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Eliminons d'emblée la question incontournable. Marin Ledun fume-t-il des cigarettes? "Oui, et depuis trente ans. Un bon paquet par jour." Voilà, c'est dit. Damned, l'auteur fait lui aussi tourner l'industrie du tabac. Mais avec Leur âme au diable, le romancier nous conte une fable pour les grands, une histoire de mensonges et qui tient en un cylindre de papier, long de quelques centimètres. "On est dans la fabrication du mensonge aussi romanesque que caricatural, explique Marin Ledun. On est quasiment dans la fiction."

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Alors, il a habillé cette fiction de son imagination très documentée. Deux ans d'intenses recherches - "Il y a une énorme matière, tout est à disposition" - et une grande interrogation : "Comment vais-je mettre en forme cette histoire?" Le résultat est d'une fluidité renversante. Avec un premier chapitre qui marquera les esprits.

Une scène digne de Heat

Le premier des protagonistes du film entre en action. Anton Muller (le préféré de l'auteur), 32 ans, 1,85 mètres 90 kilos : une bête aux allures de soldat, qu'il fut. Une machine à tuer. Pour l'heure, un voleur. Une attaque à mains armées qui n'est pas sans rappeler le film culte Heat, de Michael Mann. L'endroit a été savamment choisi : à l'entrée d'Harfleur, la D6015 qui ne dessert qu'une poigné de bâtiments industriels. Un cul de sac sans témoin. Parfait pour la petite troupe d'hommes cagoulés et super entraînés qui s'apprête à braquer deux camions citern...


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