À Wuhan, des habitants disent être bâillonnés par le pouvoir aux enquêteurs de l'OMS

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Pots-de-vin ou intimidation: les autorités chinoises mettent sous pression des familles de victimes du Covid pour les dissuader d'entrer en contact avec les enquêteurs de l'OMS à Wuhan, affirment des proches de défunts. Plus d'un an après l'apparition du nouveau coronavirus dans la métropole du centre de la Chine, une équipe de l'Organisation mondiale de la santé est arrivée le 14 janvier à Wuhan pour enquêter sur l'origine de la pandémie.

Après deux semaines de quarantaine, la dizaine d'experts s'apprête à entamer jeudi son enquête sur le terrain, alors que Pékin s'efforce de convaincre que l'épidémie n'est pas apparue sur son sol et aurait pu être importée.

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Les lanceurs d'alerte écartés

Dans ce contexte, des proches de victimes accusent le régime communiste de tenter de les dissuader d'approcher les experts internationaux. Ces familles se sont rassemblées l'an dernier pour réclamer des sanctions pour les responsables locaux qui ont minimisé l'épidémie il y a un an, allant jusqu'à réprimander les tout premiers lanceurs d'alerte.

Plusieurs d'entre elles ont tenté de saisir la justice mais affirment que leurs plaintes ont été d'emblée jugées irrecevables. Depuis l'arrivée des experts de l'OMS, la pression des autorités s'est accrue, affirment-elles.

Alors que près d'une centaine de parents de victimes échangeaient sur la messagerie WeChat, très populaire en Chine, leur ...


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