À Volnovakha, des fonctionnaires des administrations pro-russes se disent menacées

Les votes d'annexion à la Russie commencent ce vendredi 23 septembre dans quatre régions d'Ukraine. Sous contrôle total ou partiel des forces russes et pro-russes, celles-ci sont aussi désormais toutes sous pression militaire de Kiev. Dans les zones récemment conquises ont été signalés ces dernières semaines de nombreuses attaques contre les figures des administrations pro-russes. À Kherson Melitopol et Berdiansk on a enregistré des morts. À Volnovakha, première ville d’importance prise au printemps par les forces russes et pro-russes, certains fonctionnaires évoquent eux des menaces.

De notre envoyée spéciale,

Elle tient par la main sa fille de 6 ans qui serre contre elle deux petites poupées. On rencontre cette institutrice de maternelle devant les grilles de l’établissement où elle enseigne : l’école numéro 5 de Volnovakha. En cette rentrée, dit Daria, la moitié des enseignants sont partis.

Parmi eux, des anciens collègues qui, dit-elle, la menacent pour son enthousiasme, pour le nouvel ordre russe et l’enseignement des nouveaux programmes scolaires. « Ça a commencé au printemps quand l’école a rouvert et depuis septembre ça a triplé. On me dit ce qu’il va m’arriver quand les Ukrainiens vont revenir. Qu’on va m agenouiller devant l’école et me tirer dessus. » Daria parle de messages sur son téléphone et les réseaux sociaux mais n’a pas pu les montrer à RFI.

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« Nous revenons à la maison »


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