À la Une: visites de Jill Biden et Justin Trudeau en Ukraine

« La visite secrète de Jill Biden en Ukraine », titre le New York Times. La première dame a rencontré à Kiev Olena Zelenska, la femme du président ukrainien. Le journal y voit « la dernière démonstration de soutien des États-Unis ». Car, note le Washington Post, « si les précédentes premières dames sont allées à l’étranger pour soutenir les troupes américaines, peu d’entre elles se sont rendues sur des zones de guerre ».

Cette visite survient alors que ces derniers jours les responsables ukrainiens ont invité plusieurs responsables occidentaux – ainsi que Bono, le chanteur de U2 : « ils comprennent la force émotionnelle des médias sociaux et des gros titres de la presse occidentale », analyse le New York Times.

Justin Trudeau en Ukraine

« Un symbole très fort », titre La Presse, car « en pleine commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ». La date de cette visite avait été soigneusement choisie, selon le National Post : les craintes étaient fortes que Moscou fasse monter d’un cran le conflit avant sa commémoration, ce lundi, de la victoire sur les nazis.

« En étant à Kiev, (Justin Trudeau) a agi comme une sorte de bouclier humain, au moins sur la région », estime l’éditorialiste du journal. Le Premier ministre était venu « rouvrir l’ambassade du Canada », explique La Presse, mais aussi, ajoute Le Devoir, « condamner des crimes de guerre ». Le National Post insiste sur les promesses qu'il a faites à Volodymyr Zelensky : des drones, de l’imagerie satellite, des armes, des munitions… Et de l’argent pour soutenir et protéger les organisations de femmes, les défenseurs des droits de l’homme et la société civile.

L’accès à l’avortement au Canada

Comme le note Le Devoir, « la possible annulation par la Cour suprême des États-Unis du jugement Roe versus Wade, qui garantit le droit à l’avortement, a créé une onde de choc dans le monde entier. Il force le Canada à vérifier, une fois de plus, si ses arrières sont solides ». Pour The Toronto Star, c’est bien le cas, et un éventuel changement aux États-Unis pourrait plutôt avoir l’effet inverse au Canada, « reléguant cette bataille d’arrière-garde contre le droit à l’avortement et ceux qui la mènent encore plus loin dans les marges de la politique ».

Le Devoir craint de son côté une « récupération politique » par Justin Trudeau, qui verrait dans la situation américaine une « occasion idéale de fourbir ses armes contre le Parti conservateur canadien ». Le Premier ministre a affirmé « réfléchir à une législation sur l’accès à l’avortement » – car au Canada aussi, l’avortement a été décriminalisé par un arrêt de la Cour suprême. Et, estime l’éditorialiste du journal québécois, s’engager sur la voie de la législation serait « envahir le champ sacré » de la compétence des provinces, alors que, selon elle, « la jurisprudence canadienne n’envoie aucun signal d’affaiblissement du côté du libre choix des femmes ».

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En Colombie, quatrième jour de « grève armée »

Ce dimanche était le quatrième jour de ce que le cartel Clan del Golfo appelle une « grève armée », pour protester contre l’extradition mercredi dernier aux États-Unis de son chef Otoniel.

Cette « grève armée » a été imposée sur cinq départements : « les gens sont enfermés chez eux, cinq personnes ont été tuées et 174 véhicules incendiés », titre Semana. Les activités commerciales ont été interdites par les membres du Clan del Golfo, d'où une pénurie de biens et de services. Et si 92 personnes ont été arrêtées, l’action des forces de sécurité ne devrait pas s’arrêter dans un avenir proche, estime El Herlado.

Car « le Clan del Golfo est toujours là », renchérit El Espectador, contrairement à ce qu’affirmait le président Duque lors de l’arrestation d’Otoniel. « Il est difficile d’imaginer ce pays sans la présence néfaste de ces narco-criminels. Nous devons évidement continuer à appuyer et renforcer la force publique », estime le journal, « mais nous devons aussi chercher le dialogue : sinon, nous ne sommes pas près de voir la fin du Clan del Golfo ou de tout autre groupe qui prendrait sa place ».

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En Haïti, bilan des six premiers mois du nouveau directeur de la PNH

Frantz Elbe, le directeur général de la police nationale, doit dresser ce lundi devant la presse un bilan de ses six premiers mois aux commandes de la PNH. Mais « peut-on évoquer un bilan quand une partie du sud de Port-au-Prince est inaccessible, alors que le kidnapping et la guerre des gangs se normalise », s’exclame Rezonodwès.

Dimanche encore, « des passagers du transport public ont été rançonnés par des bandits à Martissant ». Le site d’information parle d’une « institution policière pratiquement mise à genoux », avec « des bandits lourdement armés, à visière levée », qui « déambulent quotidiennement sur le long de la route nationale numéro 2 pour commettre leur forfaits ».

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