À Venise, des gondoliers scient leur embarcation pour passer sous les ponts à cause de la montée des eaux

© PACIFIC/SIPA

À Venise , en Italie, faire un tour de la cité des Doges est un passage incontournable à la fois pour les touristes, mais également pour les Italiens. Mais la gondole à proprement parler se mue pour s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique . En effet, les marées hautes partout sur le globe sont de plus en plus fréquentes. Ne passant plus sous les ponts, les gondoliers sont contraints d'adopter une mesure radicale. Nombreux sont ceux qui scient leur embarcation de leur « queue », la partie la plus haute appelée riccio, ce qui signifie hérisson, pour continuer leur tour habituel.

Les premières gondoles amputées sont apparues dans les années 2000. En 2018, il y avait eu toute une controverse. L'hebdomadaire italien Il Venerdi  explique que cela commence à devenir vraiment problématique. « Au bassin Orseolo, célèbre 'parking' de ces embarcations situé derrière la place Saint-Marc, les gondoles mutilées sont désormais majoritaires », constate amèrement le média local.

Vers un riccio amovible ?

Vêtu d’une marinière, arborant un chapeau, et possédant une longue rame, le gondolier et sa gondole sont l’incarnation même des traditions vénitiennes. Par conséquent, pour les Vénitiens, couper le riccio, c'est rompre avec ces symboles et donc avec l’Histoire. On ne doit pas y toucher. D’ailleurs, le règlement de la municipalité exige que chaque gondole en soit équipée. Rudi Vignotto est vainqueur de plusieurs régates. Selon lui, « dans le grand canal, le riccio est obligat...


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