À la Une: le Venezuela en proie à la deuxième vague

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Depuis début mars, le Venezuela fait face à une deuxième vague épidémique avec notamment le variant brésilien du Covid-19. Les médecins constatent de plus en plus de cas de réinfection. Selon les chiffres officiels, communiqués hier par Delcy Rodriguez, la vice-présidente du pays et qui coordonne la commission pour la prévention et le contrôle du coronavirus, le Venezuela a enregistré en tout plus de 165 000 cas, 1 526 nouvelles infections ces dernières 24 h, rapporte le journal Efecto Cocouyo.

Un indicateur de plus de cette deuxième vague qui s’annonce plus virulente que la première, c’est la pression sur le système hospitalier. Selon Tal Cual, « les hôpitaux publics et les cliniques privées sont au bord de l’implosion. Sur les réseaux sociaux affluent les demandes de familles à la recherche d’oxygène ou d’une aide financière pour le traitement de leurs proches malades ». D’après les calculs de la directrice de l’Académie nationale des sciences, interrogée par le quotidien, « les chiffres réels de malades et de morts liés au Covid-19 sont au moins 25 % plus élevés que ceux annoncés officiellement par le gouvernement vénézuélien ».

Au Chili, la nouvelle hausse des cas de coronavirus a eu raison des élections prévues ce week-end

« Après plusieurs jours d’intenses débats au parlement, le président Sebastian Piñera a promulgué hier une loi qui reporte les élections au 15 et 16 mai », annonce en Une La Tercera. C’est à cette nouvelle date que les maires et les gouverneurs seront renouvelés. Mais il s’agit aussi et surtout de l’élection des membres de l’Assemblée constituante chargés de rédiger la future Constitution du Chili.

Aux États-Unis, Joe Biden veut accélérer encore davantage la vaccination contre le Covid-19

« Le président a avancé de deux semaines la date à laquelle le vaccin sera disponible pour chaque Américain adulte dans le pays, à savoir au 19 avril », explique le Washington Post.

Le journal USA Today reconnaît le succès de la campagne vaccinale aux États-Unis, mais estime que le pays « pourrait rapidement perdre sa longueur d’avance actuelle sur le virus. Les vaccins d’aujourd’hui pourraient devenir moins efficaces plus tard », prévient le quotidien, « car le virus continue de muter ; un dilemme qui oblige les scientifiques à suivre méticuleusement les variantes pour nous protéger. Or les États-Unis sont bien en retard par rapport à de nombreux autres pays dans l’utilisation de l’outil essentiel pour se tenir au courant des variantes - le séquençage des gènes ». Et USA Today de conclure : « Le risque qu’un nouveau variant du virus puisse se propager sans être détecté est réel ».

Polémique autour du passeport vaccinal

Alors que la campagne vaccinale s’accélère aux États-Unis, une polémique émerge : celle de savoir s’il faut, oui ou non, instaurer des passeports vaccinaux numériques. L’administration Biden a affirmé hier qu’elle n’imposerait pas de passeport sanitaire aux Américains pour montrer qu’ils ont été vaccinés. Le secteur privé, lui, avance pourtant déjà sur l’idée, constate le New York Times qui cite quelques exemples : « La ligne aérienne Cathay Pacific est convaincue que la preuve numérique de la vaccination contre le coronavirus permettra le retour de voyages internationaux sûrs. C’est pourquoi l’entreprise a demandé à ses pilotes et à ses équipages d’essayer une nouvelle application mobile qui montrait leur statut vaccinal sur un vol récent de Hong Kong à Los Angeles. Et Walmart, le plus grand employeur privé américain, propose aux patients vaccinés dans ses magasins des applications afin qu’ils puissent facilement accéder à leur statut vaccinal en cas de besoin ».

Certaines universités américaines ont également annoncé qu’elles demanderaient à leurs étudiants une preuve de vaccination avant leur retour dans les amphithéâtres à l’automne prochain. Il s’agit donc d'une tendance qui se dessine clairement aux États-Unis pour permettre un retour à la vie normale. Elle est pourtant contrecarrée par les républicains, fait remarquer encore le New York Times. Les conservateurs mettent en avant la contradiction entre le fait que la vaccination se fasse sur la base du volontariat et des avantages à venir pour les personnes dotées d’un passeport vaccinal. L’éditorialiste du Boston Globe s’insurge contre ce qu’il qualifie de « tentatives de politiser l’idée des passeports vaccinaux. Une tentative aussi malhonnête que celle d’utiliser les masques comme armes dans leur guerre idéologique ».

Honduras : début du procès contre homme d’affaires accusé d’être le cerveau présumé du meurtre de Berta Caceres

Berta Caceres, une emblématique écologiste, a été abattue par balle à son domicile de La Esperanza le 3 mars 2016. Dans les années qui ont suivi, les tueurs à gages ont été arrêtés et condamnés à 50 ans de prison, puis les individus qui avaient engagé ces tueurs ont été arrêtés et condamnés à 30 ans de prison. Désormais, c'est autour de David Castillo de se trouver sur le banc des accusés. Il dirige Desarrollos Energeticos, rappelle le journal La Prensa, un groupe électrique qui voulait construire un barrage sur le fleuve Gualcarque, projet auquel s’étaient vigoureusement opposées Berta Caceres et son ONG pour la défense des droits des indigènes. « À l’époque », se souvient encore La Prensa, « le chantier était complètement paralysé par les manifestations ».

Le procureur en est convaincu : David Castillo a ordonné la mort de Berta Caceres afin de pouvoir poursuivre les travaux. Le quotidien La Jornada rapporte que les avocats de l’homme d’affaires ont tenté de retarder le début du procès pour vice de forme. La demande a été rejetée par le tribunal.