À la veille de l'élection, Trump dénonce des sondages "bidon" et se dit confiant dans sa victoire

Par JP
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Le président américain Donald Trump lors d'un meeting à Dubuque, le 1er novembre 2020 dans l'Iowa - Brendan Smialowski © 2019 AFP
Le président américain Donald Trump lors d'un meeting à Dubuque, le 1er novembre 2020 dans l'Iowa - Brendan Smialowski © 2019 AFP

Donald Trump a balayé ce lundi les sondages qui le placent derrière son rival Joe Biden, affichant sa confiance à la veille d'un scrutin aux allures de référendum sur ce président hors norme. Après quatre années tumultueuses, les États-Unis "en ont assez du chaos", déclarait au même moment son adversaire démocrate, qui dit se battre pour restaurer l'"âme" de l'Amérique.

Les deux septuagénaires, que tout oppose, jetaient lundi leurs dernières forces dans la bataille après une campagne bouleversée par la pandémie de coronavirus et une grande crispation de leurs partisans.

"Demain, nous allons gagner quatre ans de plus à la Maison Blanche", a lancé Donald Trump devant des partisans réunis à Fayetteville en Caroline du Nord, pour le premier de cinq meetings en cette ultime journée de campagne. Et de qualifier les enquêtes de "bidon".

Dernière ligne droite

Dans un registre bien huilé, le président sortant a accusé son adversaire d'être un "criminel", mis en cause son acuité intellectuelle, critiqué les médias, les réseaux sociaux, la "gauche radicale", une "classe politique arrogante"...

"Nous en avons assez des tweets, de la colère, de la haine, de l'échec et de l'irresponsabilité", a rétorqué Joe Biden, à Cleveland dans l'Ohio. "Il est temps pour Donald Trump de faire ses valises et de rentrer chez lui", a-t-il tonné.

Si Donald Trump perd l'élection, il serait le premier président à ne pas être réélu pour un second mandat depuis plus d'un quart de siècle, une humiliation qu'il pourrait avoir du mal à avaler. Le président entretient le flou sur la position qu'il adoptera en cas de défaite, ce qui suscite l'anxiété dans le pays.

"Nos avocats seront prêts"

Interrogé sur la possibilité, évoquée par des médias, qu'il se déclare vainqueur dès mardi soir si les résultats sont indécis, Donald Trump a catégoriquement démenti. "Non, non, c'est une fausse information", a-t-il affirmé dimanche.

"Dès que l'élection sera terminée, nos avocats seront prêts", a-t-il cependant pris soin d'ajouter, laissant entrevoir la possibilité d'une longue bataille judiciaire.

Signe de la tension qui règne à l'issue d'une campagne d'une agressivité inouïe, des commerces dans plusieurs villes américaines, dont New York et Washington, se barricadaient par crainte de manifestations violentes.

Après la Caroline du Nord, Donald Trump doit enchaîner des meetings en Pennsylvanie, dans le Michigan et le Wisconsin avec un dernier acte à Grand Rapids (Michigan), comme en 2016. Un mois après son infection au Covid-19, le président ne montre aucun signe de fatigue et sillonne le pays dans l'espoir de faire mentir les sondages et sidérer le monde, comme il y a quatre ans.

Article original publié sur BFMTV.com