À la Une: pas de vaccin pour les migrants vénézuéliens en Colombie

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En Colombie, une décision présidentielle suscite de vives critiques : le président Ivan Duque ne souhaite pas vacciner les migrants vénézuéliens sans papiers. Seuls les Vénézuéliens ayant déjà un statut de réfugié peuvent bénéficier du vaccin qui sera distribué à partir de février prochain. Plus de 800 000 migrants en provenance du pays voisin resteront donc sans protection alors que cette communauté est très touchée par la pandémie.

L’hebdomadaire Semana a recueilli des témoignages de Vénézuéliens concernés par ce « triage » controversé. Pour la représentante du parti d’opposition vénézuélien Volontad Popular en Colombie, la décision du président Duque est compréhensible. « C’est normal de favoriser d’abord ses propres ressortissants », explique Francine Howard. Mais elle souligne aussi l’importance de contrôler la propagation du virus. Et un tel contrôle passe nécessairement par la vaccination des personnes les plus vulnérables, dont font partie les migrants. Francine Howard espère que les autorités reviennent sur leur décision. D’après les experts cités par le journal El Tiempo, le gouvernement craint que la campagne de vaccination prévue pour février n'attire d’autres migrants vénézuéliens avec justement l’objectif de se faire vacciner. C’est pour cela que le président aurait restreint l’accès au vaccin aux seuls migrants bénéficiant d’un statut de réfugié.

Une nouvelle série de grâces présidentielles

Des personnalités mises en cause dans l'enquête russe, le père de son gendre et conseiller Jared Kushner... Donald Trump a accordé une nouvelle série de grâces présidentielles controversées, qui ont provoqué l'indignation jusque dans son propre camp. Parmi les bénéficiaires figurent Paul Manafort, l’ancien directeur de campagne de Donald Trump condamné à plus de 7 ans de prison.

Pour le New York Times il s’agit clairement d’un abus du pouvoir présidentiel. La plupart des personnes graciées sont des amis ou des proches. En gros, écrit le journal, « si vous n’êtes pas un sheriff xénophobe, un militant d’extrême droite, un ancien soldat accusé de crimes de guerre, un ancien ami ou une dinde, vous n’avez que très peu de chances d’être graciés par ce président ». Le New York Times rappelle pourtant qu’au total, 94 personnes ont pu bénéficier d’un pardon sous la présidence Donald Trump, ce qui représente un nombre historiquement bas. Comment peut-on expliquer les choix de Donald Trump ? D’après le New York Times, les grâces présidentielles illustrent la façon dont le président se sert des pouvoirs qui découlent de sa fonction : pour punir ses adversaires et se protéger lui-même, ainsi que ses proches. Le journal espère que le nouveau président élu Joe Biden puisse rétablir l’image de la grâce présidentielle et lui rendre toute sa noblesse.

Un Noël particulier dans les maisons de retraite au Canada

La vaccination est déjà en cours au Canada, où les cas de Covid-19 ne cessent d’augmenter, mais cela n’a pas empêché les autorités de confiner partiellement la population pendant les fêtes. Un coup dur pour les personnes âgées vivant dans des maisons de retraite. Ce sera un « Noël tranquille » pour les résidents des maisons de retraite, écrit Le Devoir qui est allé à leur rencontre dans un établissement de la couronne Nord de Montréal. Covid-19 oblige, les célébrations ont dû être « réinventées », écrit le journal. La grande salle traditionnellement réservée pour des repas de famille sert aujourd’hui de centre de dépistage. Au lieu d’un grand repas de Noël, il y en aura six pour limiter le nombre de personnes par table. « Finalement c’est plus intimiste, les gens se parlent plus », explique une responsable de l’établissement, qui a organisé des messes virtuelles et des projections de spectacles pour les résidents. L’une d’elles est Pierrette Auclair, 91 ans. Elle se dit chagrinée de passer les fêtes toute seule. Les câlins et les embrassades se feront à distance, avec l'aide de sa tablette, explique-t-elle au journal avant de poursuivre : « Si je pouvais sortir, je serais allée retrouver mes enfants, c’est sûr. Mais que veux-tu, on doit faire le sacrifice. »