À Toulouse, Mélenchon met la pression sur ses rivaux

Alexandre Boudet
Jean-Luc Mélenchon a réussi son dernier grand meeting en plein air à Toulouse.

PRÉSIDENTIELLE - Il ne sera pas dit qu'il n'a pas tout tenté pour amplifier la dynamique qui est la sienne depuis quelques semaines. A sept jours du premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a réussi ce dimanche 16 avril la troisième grande démonstration de force de sa campagne, mettant une énorme pression sur ses rivaux dans la qualification au second tour.

Après Paris et Marseille, c'est à Toulouse que le candidat de la gauche radicale a réuni ce dimanche 16 avril des dizaines de milliers de participants. Selon son équipe, ils étaient 70.000 insoumis réunis dans la prairie des filtres chère à Jean Jaurès -et non la plaine des filtres comme le candidat l'a dit sous les sifflets de la foule- et plus de 50.000 personnes ont suivi son discours depuis Youtube et Facebook.

A la veille des meetings parisiens d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen et du rendez-vous niçois de François Fillon, Jean-Luc Mélenchon a haussé le ton tout au long d'un propos qu'il a centré sur la liberté. Mais comme s'il voulait désamorcer les récentes critiques autour de ses idées sur le plan international, l'ancien socialiste a fait un long préambule pour renvoyer, selon lui, ses opposants à leurs contradictions.

Le tribun a également comparé sa vision de la France à celle de ses rivaux. "Nous ne sommes pas, comme le voudrait Fillon, cette paroisse du XIXe siècle. Nous ne sommes pas la France qui serait ce sac à puces d'agités que nous propose Macron en voulant faire de nous des start-up. Nous ne sommes pas cette machine à haine que nous propose d'être Le Pen", a-t-il déclaré.

"Une veste cousue main" pour Fillon

Tout au long de ses 80 minutes de discours, c'est François Fillon avec qui il est au coude à coude dans les sondages qui a été le plus souvent critiqué. En ce dimanche de Pâques, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les "bondieuseries" du candidat des Républicains. "Si je devais choisir, je choisirais une nouvelle fois la fraternité avec mes camarades combattants...

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