À Tokyo, le fiasco des JO 2020 effare les Japonais

AP - Lee Jin-man

Au Japon, on suit avec attention les préparatifs des Jeux olympiques de Paris, au point qu'une question à leur propos revient en boucle : « Ces Jeux, eux, seront-ils exemplaires : sans gaspillage, ni argent sale, ni dérapage budgétaire ? ». Et beaucoup de Japonais se disent que, le cas échéant, l'archipel va perdre la face. Car c'est peu dire qu'en la matière, les Jeux de Tokyo, l'an dernier, font figure de contre-exemple.

De notre correspondant à Tokyo,

Les contribuables japonais n'ont pas fini de payer pour les Jeux de Tokyo 2020. Cinq des six infrastructures sportives construites à grand frais pour l'événement affichent un déficit annuel d'exploitation d'un milliard de yens : près de 7 millions d'euros.

Ces JO ont été les Jeux d'été les plus chers de l'histoire olympique : à l'époque, ils ont coûté 13 milliards d'euros. « Dix milliards », minimise le comité organisateur en se basant sur le cours actuel du yen qui, depuis l'an dernier, a perdu 30% de sa valeur sur le marché des changes. La presse nippone voit dans cette manœuvre budgétaire « une entourloupe peu glorieuse ».

Tokyo 2020, l'exemple à ne pas suivre

« Les dessous-de-table des Jeux de Tokyo : voilà que l'affaire prend une dimension politique ! Ce matin, l'ex-Premier ministre Yoshiro Mori lui-même, resté très influent dans la majorité, a été auditionné en tant que témoin », a-t-on encore entendu.

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Chat échaudé craint l'eau froide : désormais, à peine un sondé sur deux soutient la candidature du Japon à l'organisation des Jeux d'hiver de 2030.


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