À la Une: la tension monte entre le Venezuela et l’Union européenne

Bruxelles a convoqué mardi 30 juin l’ambassadrice du Venezuela auprès des institutions européennes après l’expulsion de la cheffe de la délégation de l’Union européenne à Caracas. La veille, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait exigé le départ d’Isabel Brilhante Pedrosa. « Elle a soixante-douze heures pour quitter le Venezuela. C’en est fini du colonialisme européen dans notre pays ! », s’est-il exclamé dans un discours houleux rapporté par le quotidien El Universal. Cet ultimatum est une réponse aux nouvelles sanctions prises lundi par les 27 pays de l’Union européenne contre des fonctionnaires vénézuéliens, rapporte le quotidien La Prensa de Lara.

Interdiction de voyager en Europe, gel de leurs avoirs outre-Atlantique : des mesures qui ont provoqué l’ire du successeur d’Hugo Chavez. Pour le journal Ultimas Noticias, proche du pouvoir, ces sanctions sont une tentative de l’Union européenne de saboter les élections parlementaires qui doivent se tenir cette année au Venezuela. Du côté d’El Nacional, on souligne l’isolement diplomatique de Caracas alors que la plupart des pays latino-américains dénoncent le renvoi de l’ambassadrice. Mardi matin, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait condamné sur Twitter la décision de Nicolas Maduro, en promettant des « mesures de réciprocité ».

Au Venezuela, du nouveau dans l’affaire Alex Saab

Cet homme d’affaires colombien, soupçonné d’avoir dirigé un vaste réseau de corruption au Venezuela, devrait finalement être extradé vers les États-Unis, selon les informations du quotidien colombien El Tiempo. Le Cap-Vert a donné son feu vert pour ce transfert alors que l’homme recherché par Interpol avait été arrêté dans l’archipel au début du mois de juin. Alex Saab est un proche de Nicolas Maduro, qui jouait l’intermédiaire du régime avec des pays comme l’Iran ou la Russie, rappelle Tal Cual. Ce journal vénézuélien, proche de l’opposition, estime que cette extradition représenterait un « coup dur » pour le régime de Caracas.

En Colombie, une enfant de 11 ans violée par des militaires

« Quelle douleur ! », titre le journal Semana. L’hebdomadaire relate les détails du calvaire traversé par cette jeune fille, violée par sept soldats au beau milieu de la jungle colombienne, dans une réserve de la communauté Embera. La Colombie est sous le choc. Une sidération visible dans toute la presse, d’autant plus que cette affaire n’est pas un cas isolé, rappelle El Espectador. Le quotidien livre le témoignage d’Angelica, membre de la communauté Nukak Maku (une autre minorité colombienne), qui a également été violée par des soldats, quatre jours durant, en 2019.

Pour le journal La Opinion, ces exemples terribles illustrent la brutalité de l’armée colombienne sur le territoire et l’impunité qui règne au sein de l’institution. El Espectador s’interroge : « Qu’est-ce qui ne va pas dans la culture colombienne et dans notre éducation pour que notre armée puisse commettre de telles atrocités ? Arrêtons de simplement mettre en cause des monstres qui agiraient seuls, le problème est plus profond ». L’éditorial met en cause le racisme systémique de la société envers les communautés natives. De son côté, l’armée colombienne s’est défendue. Elle a affirmé avoir pris des mesures dès que l’information lui a été transmise il y a huit mois. Un délai trop long pour réagir, estime Semana qui s’inquiète des séquelles psychologiques pour ces enfants.

Visite controversée du président mexicain à Washington

Ce sera la première visite d’État d’Andres Manuel Lopez Obrador aux États-Unis, rappelle le journal Milenio. Officiellement, le président souhaite rencontrer son homologue étatsunien pour évoquer le traité de libre-échange nord-américain qui doit entrer en vigueur mercredi. Mais dans les colonnes d’El Universal, on craint qu’à quelques mois des élections, cette visite ne soit utilisée par Donald Trump pour séduire l’électorat mexicain aux États-Unis.

Aux États-Unis, la Cour suprême rejette une loi anti-avortement

Au nord du Rio Bravo, la Cour suprême a rejeté une loi de l’État de Louisiane visant la fermeture de plusieurs cliniques pratiquant l’avortement. C’est une « déconvenue » pour le camp des conservateurs opposés à l’avortement, titre le New York Times. Mais une défaite temporaire, de courte durée, estime le quotidien new-yorkais qui rappelle qu’au moins seize lois de ce genre ont été examinées par les Juges au mois de juin.

Le mouvement anti-avortement gagne en puissance et, à terme, finira peut-être par s’imposer d’autant plus si Donald Trump est réélu et nomme de nouveau un juge à la Cour suprême. Pour le Washington Post, cette décision est un soulagement pour l’État de droit et pour les défenseurs du droit à l’avortement aux États-Unis. Pourtant, seuls cinq juges sur neuf ont mis leur veto.

En Californie, la pandémie de coronavirus poursuit sa course

« La Californie entre dans une phase périlleuse », titre le Los Angeles Times alors que l’épidémie de coronavirus connaît un rebond dans cet État de l’Ouest. 8 000 cas ont été recensés ces dernières vingt-quatre heures, un record. Certains hôpitaux sont en « surchauffe », s’alarme le quotidien.

Les Californiens ne respectent pas les mesures de prévention, poursuit le journal : ils reprennent « les mauvaises habitudes », se ruant dans les bars, multipliant les barbecues et les soirées. La réponse des autorités de Los Angeles ne s’est pas fait attendre, apprend-on dans Newsweek. Les plages, les pistes cyclables et les bords de mer seront fermés pendant ce week-end de fête nationale.