À la Une: tempête de neige sur la côte est

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Chaos sur la côte est des États-Unis. Une puissante tempête a entraîné l’annulation de centaines de vols, la fermeture des écoles et le report des vaccinations anti-Covid. Et ce n’est pas terminé : New York se prépare mardi à l’une des plus fortes chutes de neige de son histoire. Bref, titre le New York Post, on est « coincés à la maison, pas à cause du Covid-19, mais par le “Snovid-21” » (la neige de 2021). « Au moins, s’amuse le tabloïd, on porte tous déjà des masques », ce qui permet de se protéger du froid.

Le journal El Diario publie des photos de déneigeuses sur les pistes d’aéroport et d’employés armés de pelles pour dégager les rues de « Big Apple ». Ces intempéries sont d’ailleurs une bonne nouvelle pour les travailleurs journaliers, note le quotidien hispanophone, car « de nombreuses opportunités d’emploi temporaire vont “tomber” » en même temps que la neige et compenser (un peu) le manque de petits boulots depuis le début de la pandémie.

La députée Ocasio-Cortez raconte son 6 janvier

« J’ai cru que tout était fini, que j’allais mourir ». Ces mots sont ceux de la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, qui en direct sur Instagram lundi a raconté, pour la première fois, comment elle avait vécu l’assaut du Capitole à Washington, lancé par des partisans de l’ancien président Trump. L’élue à la Chambre des représentants y raconte les cris, les coups entendus sur la porte de son bureau.

Le Washington Post souligne aussi que celle qui est surnommée AOC révèle avoir été victime d’une agression sexuelle dans le passé. Elle accuse d’ailleurs certains sénateurs républicains de vouloir minimiser la gravité de ce qu’il s’est passé au Capitole le 6 janvier, « comme les violeurs tentent de faire taire et de rabaisser leurs victimes ».

Immigration : virage à 180 degrés ?

Aux États-Unis, Joe Biden doit signer ce mardi après-midi trois nouveaux décrets sur l’immigration. Le président prévoit notamment de demander à son gouvernement de faciliter la naturalisation de neuf millions de migrants éligibles à la citoyenneté américaine. La plupart de ces réformes doivent être pilotées par le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), qui aura bientôt pour la première fois, s’il est confirmé par le Sénat, un Hispanique à sa tête.

Ce ministère demande d’ailleurs aux sans-papiers d’aller se faire vacciner dans crainte contre la Covid19, explique Arizona Central. Le ministère soutient « qu’il ne mène pas d’opérations [contre les immigrés clandestins] dans les centres de vaccinations ». Selon le journal, de nombreux travailleurs immigrés occupent des emplois essentiels en première ligne contre le Covid-19, et ont été parmi les plus touchés par la pandémie. Mais ils ont perdu confiance dans les structures de santé publique sous l’administration Trump.

Politique bipartisane : mission impossible ?

La réunion de deux heures lundi dans le Bureau ovale, entre le président Biden et dix sénateurs républicains, fait aussi la une de la presse. Objectif : négocier ce fameux plan de relance de 1900 milliards de dollars souhaité par l’administration Biden. Les républicains veulent réduire cette enveloppe de deux tiers. Pas d’avancée à l’issue de la réunion, mais un coup de communication pour un président qui se targue de vouloir rassembler. « Les collaborateurs de Joe Biden se disent ouverts à négocier les détails du projet de loi, mais pas à diminuer l’enveloppe de manière significative », comme le demandent les républicains, résume le New York Times.

« Il est probable que ce spectacle bipartisan ne sera que ça - un spectacle », lance Politico. Le Washington Post veut encore croire à un accord, qui serait bon pour le pays. Joe Biden « a raison de tenter une politique bipartisane », pense le bureau éditorial. C’était le moment. Il faut profiter de cette « crise d’identité » que vivent les républicains, avec des élus « désireux de se distinguer » d’autres éléments de leur parti.

Équateur : J-5 avant les élections

En tête des sondages en amont de la présidentielle du 7 février : Andrés Arauz, le candidat adoubé par l’ancien président Rafael Correa, talonné par le banquier Guillermo Lasso, à droite. Un troisième candidat autochtone, Yaku Pérez, monte ces derniers jours dans les intentions de vote, ce qui est plutôt inattendu, rapporte Americas Quarterly. « Moins de 10 % de la population équatorienne s’identifie comme autochtone, et les candidats autochtones n’ont traditionnellement que peu de succès aux élections nationales », note le média.

Le programme de ce militant environnementaliste plaît aux électeurs de gauche. Il se présente d’ailleurs comme une alternative à la « gauche autoritaire et corrompue » de Rafael Correa. Une gauche qualifiée « d’écologique, qui défend les droits des personnes et de la nature et comprend les communautés indigènes ». Dans cette interview, Yaku Pérez soutient aussi vouloir lutter contre la corruption, pour stimuler l’économie, « dépolitiser les agences d’État, réduire les salaires du président et des autres fonctionnaires, et diminuer de moitié le nombre de représentants au Congrès ».