À la suite des révélations du « Point », le patron de Google présente ses excuses à Thierry Breton

Par Emmanuel Berretta, Guillaume Grallet
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Thierry Breton, commissaire européen, chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de  l'espace, et Sundar Pichai, le PDG de Google,  et numéro un d'Alphabet, la maison mère qui abrite  également  Verily (sciences de la vie) et Waymo (voiture  autonome) 
Thierry Breton, commissaire européen, chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace, et Sundar Pichai, le PDG de Google, et numéro un d'Alphabet, la maison mère qui abrite également Verily (sciences de la vie) et Waymo (voiture autonome)

Sundar Pichai s'est entretenu en visioconférence avec Thierry Breton le jeudi 12 novembre. Le commissaire européen à l'Industrie, au Marché intérieur, au Numérique, à la Défense et à l'Espace s'exprimait depuis son bureau à Bruxelles, alors que le PDG de Google se trouvait chez lui, à Los Altos Hills, en Californie. Alors que celui qui chapeaute également Alphabet, la maison mère du moteur de recherche, a expliqué souhaiter se développer en Europe, Thierry Breton a coupé court à la conversation en lui montrant l'exemplaire du Point qui révélait l'existence (voir lien ci-dessous) du « DSA 60-Day Plan Update », un document confidentiel et interne à Google.

Un cadre législatif à l'espace informationnel pour les vingt prochaines années

Assorti, sur la première page, de la mention « Privileged & Need-to-know » (accès confidentiel, à partager seulement entre ceux qui ont besoin de savoir), en dessous du logo de Google, ce document était destiné à mobiliser les membres de l?équipe de lobbying du moteur de recherche à tout faire pour vider de sa substance la nouvelle législation numérique en cours d?élaboration à Bruxelles : le Digital Services Act. Ce règlement qui entrera en vigueur au plus tard en 2023 abritera un arsenal d?outils législatifs très contraignants pour les géants d?Internet, une obligation de modération à hauteur de la haine en ligne, tout comme une obligation de résultat dans la lutte contre la désinformation par exemple. Le DSA ambitionne de donn [...] Lire la suite