À la Une: situation à la frontière mexicaine, l’administration Biden sur la défensive

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« La frontière est fermée » : voilà le message martelé dimanche 21 mars sur plusieurs chaînes de télévision par le ministre de la Sécurité intérieure. C’est à la Une du site d’information The Hill. Alejandro Mayorkas a défendu la politique du président Joe Biden qui est accusé par les républicains, mais aussi par certains démocrates, d’avoir créé un appel d’air à la frontière mexicaine avec de plus en plus de migrants qui tentent de la traverser pour venir aux États-Unis.

Il y a quelques jours, il avait reconnu que le nombre de migrants arrivant à la frontière a été le plus élevé depuis 20 ans. Une situation qui a fait aussi réagir l’ancien président Donald Trump. « Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était de maintenir en mode pilote automatique un système qui fonctionne bien », a fait savoir Donald Trump, des propos repris par The Hill.

La gestion de la pandémie du coronavirus au cœur du débat présidentiel en Équateur

En Équateur, c’était l’un des points forts de la campagne présidentielle pour le second tour : le débat entre les deux candidats, le socialiste Andrés Arauz et le conservateur Guillermo Lasso. Un débat qui était déjà un évènement en soi, d’après La Hora. Le quotidien rappelle que cela faisait 37 ans que les deux finalistes ne s’étaient pas affrontés devant les caméras. D’après El Universo, l’échange tournait notamment autour de la situation sanitaire.

Les deux candidats ont promis, s’ils étaient élus, une campagne de vaccination rapide. Elle sera « gratuite et universelle », a ajouté le socialiste Andrés Arauz alors que son rival Guillermo Lasso a assuré qu’il négocierait mieux la disponibilité des vaccins. Une surenchère de promesses qui a touché également le domaine de l’éducation. Guillermo Lasso s’est exprimé en faveur d’un accès libre à l’université. Andres Arauz de son côté veut faire de l’accès à internet un droit humain.

Les Vénézuéliens de nouveau confinés pendant deux semaines

« La semaine sainte en quarantaine », titre le journal El Periodiquito de Aragua. Le quotidien cite le président Nicolas Maduro, qui a annoncé les nouvelles restrictions hier, en soulignant notamment la progression du variant brésilien sur le territoire vénézuélien. « Nous sommes confrontés à une deuxième vague », a ajouté Nicolas Maduro selon lequel la capitale Caracas se trouve dans une situation critique. Le mot d’ordre, c'est « vigilance maximale de l’État », d’après le président, des propos repris par El Nacional.

En fait, depuis la première vague en août dernier, le Venezuela vit avec un système particulier : le pays enchaîne une semaine dite flexible (avec la possibilité de sortir) et une semaine surnommée « radicale » (c’est-à-dire un confinement strict et l’ouverture des seuls commerces jugés essentiels). Dans le journal El Nacional, les médecins tirent la sonnette d’alarme. « Cette pandémie touche un pays déjà détruit », selon l’ONG Médecins unis du Venezuela. L’organisation pointe notamment les nombreux décès parmi le personnel médical qui manque de protections et la pénurie d’équipement pour soigner les patients atteints par le Covid-19.

Au Chili, champion de la vaccination, la pandémie progresse toujours

Au Chili, la pandémie ne cesse de progresser malgré la campagne de vaccination la plus efface d’Amérique latine. Pour la première fois, le nombre de nouvelles infections quotidiennes a dépassé le seuil des 7 000 ce week-end. Ce qui inquiète fortement les autorités qui ont décidé de reconfiner d’autres communes de l’agglomération de Santiago, en plus de celles déjà placées en quarantaine. C’est à la Une du journal El Mercurio. Jeudi dernier, un tiers des 19 millions d’habitants du Chili ont été totalement reconfinés.

Le Chile est pourtant le pays d’Amérique latine le plus en avance dans la vaccination. Le gouvernement s’est donné comme objectif de vacciner 80 % de la population d’ici le mois de juin, afin d’atteindre une immunité collective. Étant donné la hausse des cas de nouvelles contaminations, il sera pourtant difficile d’atteindre cet objectif, estime El Mercurio.