À quoi servent donc nos petites manies ?

C’est une image, diffusée au printemps dernier, qui a fait le tour du monde. On y voit une responsable de la santé américaine expliquant doctement qu’il faut perdre l’habitude de se toucher le visage afin de limiter la propagation du coronavirus. Et, tout en disant cela, elle passe son doigt sur sa langue avant de tourner la page de son discours…

Fichues manies ! Elles surgissent souvent au pire moment. Et on a beau se raisonner, on ne sait pas comment s’en débarrasser. Comme Jacques Chirac, qui ne pouvait s’empêcher de donner des coups de pied sous la table. Ou Kate Middleton qui, toute altesse royale qu’elle soit, se ronge les ongles à tout bout de champ, même devant les photographes. Nous aussi, nous passons notre temps à nous mordre les lèvres, à nous gratter la joue ou à entortiller sans fin une mèche de cheveux entre nos doigts. Nul n’y échappe : une étude de 2015 menée au moyen d’une caméra filmant des étudiants américains a montré qu’ils se touchaient inconsciemment le visage 23 fois par heure !

Selon un sondage réalisé en 2008, près d’un tiers de la population se livre, à des degrés divers, à ce coupable penchant. Stéphane Rusinek, professeur de psychologie clinique à l’université Lille-Nord-de-France, y voit une cause très ancienne : « Contrairement à nos lointains ancêtres, nous n’usons plus nos ongles dans la nature. Donc, lorsqu’ils repoussent, ils nous gênent et provoquent une tension. Nous les rongeons pour nous en débarrasser, et comme ce geste procure un soulagement, (...)

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