À Saint-Denis, l'immeuble visé par l'assaut du Raid après le 13-Novembre va être détruit

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L'immeuble de Saint-Denis visé par l'assaut du Raid après le 13 novembre va être détruit. (Photo: Christophe Ena via AP)
L'immeuble de Saint-Denis visé par l'assaut du Raid après le 13 novembre va être détruit. (Photo: Christophe Ena via AP)

13-NOVEMBRE - Plus de six ans après les attentats du 13-Novembre, l’immeuble du 48, rue de la République à Saint-Denis, où a été tué le chef opérationnel des commandos Abdelhamid Abaaoud, va être détruit. Ce sera d’ici fin 2022, rapporte Le Parisience jeudi 18 novembre.

Le 18 novembre 2015 au petit matin, en pleine traque pour retrouver les terroristes, le Raid intervient dans cet immeuble de Saint-Denis. Après l’assaut, le bâtiment est inhabitable.

Déclaré en état “d’insalubrité irrémédiable” dès décembre 2015 et inaccessible au public depuis - y compris aux anciens propriétaires et locataires - l’immeuble n’avait que peu de chances d’être reconstruit, au vu du coût “hors de propos” d’une réhabilitation, avait indiqué dès 2018 la mairie de Saint-Denis.

Selon Le Parisien, l’immeuble où vivait Jawad Bendaoud et où les terroristes se sont cachés sera démoli ”à 90% 2022″. À la place, un immeuble en accession sociale à la propriété - qui permet aux locataires d’acheter à moindres frais - devrait voir le jour en 2025, avec quelques commerces au niveau de la rue.

Bras de fer entre les anciens locataires et l’État

47 ménages, dont des personnes sans-papiers, habitaient l’immeuble du 48, rue de la République. Leur statut, leur relogement et les dédommagements qu’ils réclament font depuis six ans l’objet de batailles juridiques, compliquées par le refus de les reconnaître comme victimes du terrorisme.

La plupart des anciens co-propriétaires ont vendu leur bien, mais certains refusent le prix de 1700 euros du mètre carré proposé. Ils affirment qu’avant l’intervention du Raid, l’immeuble n’était pas dans un état d’insalubrité avancé et s’estiment “spoliés” par la proposition de rachat, selon l’avocat d’une des familles dans les colonnes du Parisien.

Un argument que la mairie réfute. Pour finaliser le projet, une déclaration d’utilité publique sera votée d’ici la fin de l’année, avec pour conséquence l’expropriation de ceux qui refusent encore la vente. Ce n’est qu’une fois tous les lots vendus que les travaux de démolition pourront commencer.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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