À Saint-Brieuc, le street art n'est pas du goût de l'architecte des bâtiments de France

Odile Morain
·1 min de lecture

Quelle place pour le street art au cœur des centres-villes historiques ? C'est la question qui se pose actuellement à Saint-Brieuc dans les Côtes d'Armor. Pour sa quatrième édition, le festival Just Do Paint a dû réduire sa programmation. Sur les 27 façades proposées par les organisateurs, 18 ont été refusées par les Bâtiments de France.

Street art et patrimoine : un débat national

Cette année, les organisateurs ont dû annuler une partie de la programmation. C'est notamment le cas pour une façade blanche qui devait faire partie de l'édition 2021 et qui s'est vue exclure de la convention. "Ce que l'on déplore, c'est de recevoir un refus sans explications, rapporte Bertrand Keravis, directeur artistique du festival Just Do Paint. Ça devient un débat national, on n’est pas les seuls à avoir des problèmes avec les Bâtiments de France. Pourquoi ne peut-on pas embellir nos villes avec de l'art et des belles fresques ?"

À Saint-Brieuc, de plus en plus de propriétaires de maisons du centre-ville souhaitent faire danser le street art sur leur habitation. C'est le cas d'Emilie, qui avait donné son accord aux programmateurs mais qui n'aura finalement aucune décoration cette année. La sentence tombe un peu comme une punition. "C'est une grosse déception, le projet prend de l'ampleur à Saint-Brieuc, il amène l'art dans nos rues", déplore-t-elle.

Instaurer le dialogue

Les propriétaires donnent souvent leur accord sans connaître ni l'œuvre à venir, ni l'artiste. Cette carte blanche pose (...)

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