À la Une: le Sénat américain approuve le plan de relance de Joe Biden

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Un premier succès pour le président Joe Biden : le Sénat vient d’approuver au bout d’une longue session nocturne le projet de loi pour un plan de relance de 1 900 dollars. « C’est un énorme pas en avant pour commencer à réaliser notre promesse envers le peuple américain », a commenté Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat après l’adoption du plan de relance sur le fil avec 51 voix contre 50, avec le soutien de la vice-présidente Kamala Harris. Un vote essentiel pour permettre à Joe Biden de faire passer sa première grande mesure législative, écrit leWashington Post. Un vote qui montre aussi le rejet sans appel par les Républicains de toute aide supplémentaire pour les Américains en cette période de pandémie. Le projet de loi sera maintenant envoyé à la Chambre des Représentants afin d’élaborer un texte commun, un processus qui pourrait durer encore quelques semaines, d’après le New York Times.

Le monde selon Joe Biden

Fermeté à l’égard de la Russie et de la Chine, retours aux alliances…le premier discours du nouvel locataire de la Maison Blanche est très commenté dans la presse.Le site d’information The Hill parle d’un virage diplomatique que le nouveau président a entrepris par rapport à son prédécesseur. « L’Amérique est de retour et la diplomatie est au centre de notre politique étrangère », voilà une phrase qui résume le mieux la nouvelle approche de l’administration Biden, estime The Hill. Il y a du nouveau et de l’ancien dans cette première allocution majeure sur la politique étrangère, commente pour sa part le magazine Foreign Policy.

Le chef de la Maison Blanche a plaidé pour un retour du multilatéralisme et des alliances mais en même temps il a présenté un nouveau critère pour la sécurité nationale : la prospérité de la classe moyenne. Avec ce discours teinté d’un certain populisme anti-Wall Street influencé par l’aile gauche du parti, le président souhaite faire oublier au reste du monde les années Trump et ériger à nouveau les États-Unis en leader en faveur de la démocratie et des droits de l’homme. D’après Foreign Policy, la véritable surprise était l’annonce que les États-Unis cesseront de soutenir l’offensive de l’Arabie Saoudite au Yémen, tout comme les livraisons d’armes destinées à Ryad. Un élément a toutefois manqué dans l’allocution, d’après Foreign Policy, c’est la relation qu’il souhaite entretenir avec les Européens. Il n’a pas expliqué comment il souhaitait réparer les dégâts que l’administration Trump a laissés chez ses alliés du vieux continent.

L’élection présidentielle en Équateur confirmera-t-elle le virage à gauche en Amérique Latine ?

C’est la question que se poseEl Mercurio. Pour le journal équatorien, la probable victoire du poulain de l’ancien président socialiste Rafael Correa, Andrés Arauz, pourrait consolider le virage à gauche sur le continent. Le quotidien rappelle que depuis 2018, trois pays, le Mexique, l’Argentine et la Bolivie ont élu des gouvernements de gauche. C’est l’angoisse des milieux d’affaires en Equateur, que le pays tourne également la page du conservatisme néolibéral en faveur d’un socialisme du 21 siècle.

Mais cette crainte n’est pas fondée, explique un politologue interrogé par El Mercurio. Les héritiers de Rafael Correa ou de Cristina Kirchner en Argentine n’ont plus grand-chose à voir avec leurs modèles politiques. Que ce soit Alberto Fernandez en Argentine, Luis Acre en Bolivie ou peut-être Andrés Arauz en Equateur, « ce sont tous des dirigeants moins clivants, moins idéologiques et qui provoquent de ce fait aussi moins de tension avec la droite néolibérale ».