À la une: séismes en chaîne en Croatie

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Une revue de presse présentée en partenariat avec « Le Courrier des Balkans ».

Séismes en chaîne en Croatie

Depuis le tremblement de terre du 29 décembre dernier, les secousses et les répliques continuent de frapper la Croatie. Dans la région de Petrinja et de Sisak, l'aide s'est organisée rapidement, les volontaires et les secours affluant de tout le pays, mais dans certains villages majoritairement roms et serbes, les habitants se plaignent d'être oubliés par l'État.

La sismologue Snježana Markušić, de l'université de Zagreb rappellent que plusieurs failles sont actives en Croatie, et qu'il est impossible de prévoir où et quand le pays sera de nouveau touché. Une violente polémique prend aussi de l'ampleur : dans les régions frappées par les secousses, beaucoup des destructions concernent des bâtiments reconstruits après la guerre de 1991-1995, avec de l'argent public, et alors que les normes de base de construction ne semblent pas avoir été respectées.

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Les Balkans durement frappé par l'épidémie de Covid-19

Les pays des Balkans affichent les taux de mortalité parmi les plus élevés au monde et l'épidémie continue de gagner du terrain. Malgré les restrictions sanitaires, l’Église orthodoxe serbe a célébré Noël, de même que les Bulgares qui ont eux aussi fêter l’épiphanie orthodoxe. Dans la petite ville de Kalofer, au centre du pays, des hommes en tenue traditionnelle ont dansé, serrés, le fameux ledeno horo dans les eaux glacées de la Toundja. Les conséquences économiques sont aussi importantes pour Sofia : plus de 500 000 citoyens bulgares seraient revenus dans leur pays depuis le début de la pandémie, faute d'avoir pu conserver leur emploi en Europe occidentale. Mais la Bulgarie a-t-elle vraiment quelque chose à offrir à ses enfants partis chercher fortune à l’étranger ?

Au Kosovo, des élections se tiendront le 14 février prochain

Après l'invalisation fin décembre du gouvernement d’Avdullah Hoti, le Kosovo se prépare à de nouvelles législatives anticipées, dont la date a été fixée au 14 février prochain. Dans un contexte particulier : en pleine pandémie de Covid-19 et alors que le président déchu, Hashim Thaçi, attend son jugement pour crimes de guerre à La Haye. Albin Kurtin et le parti de gauche souverainiste Vetëvendosje, qui caracolent en tête des sondages, espèrent rafler la mise.

Des initiatives pour « recoudre les blessures de la guerre »

Alors que la Bosnie-Herzégovine a commémoré en décembre le 25e anniversaire des accords de paix de Dayton, qui ont mis fin aux combats, la mémoire des crimes de guerre divise toujours les différentes communautés du pays. C’est pour dépasser ces clivages et rendre hommage à toutes les victimes que certains militants « marquent symboliquement » des lieux où des personnes ont été torturées ou tuées.

Au Kosovo aussi, certains tentent d'oublier les querelles intercommunautaires qui empoisonnent de longue date la vie du pays. Quatorze familles vivent depuis un demi-siècle dans des baraquements dressés sur le campus de l’université de Pristina, des logements qui doivent être détruits pour faire place à un parking. Ces familles, tant albanaises que serbes, veulent bien partir, mais à une condition : être relogées ensemble.

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