À Roland-Garros, Qinwen Zheng gênée par ses règles lors de sa défaite

Qinwen Zheng a été battue lundi 30 mai par la numéro un mondiale Iga Swiatek, en huitièmes de finale de Roland-Garros. (Photo: via Associated Press)
Qinwen Zheng a été battue lundi 30 mai par la numéro un mondiale Iga Swiatek, en huitièmes de finale de Roland-Garros. (Photo: via Associated Press)

Qinwen Zheng a été battue lundi 30 mai par la numéro un mondiale Iga Swiatek, en huitièmes de finale de Roland-Garros. (Photo: via Associated Press)

COMPETITION - Qinwen Zheng a donné du fil à retordre la numéro un mondiale Iga Swiatek. Finalement battue en huitièmes de finale de Roland-Garros par la polonaise lundi 30 mai, la joueuse de tennis chinoise de 19 ans a expliqué sa défaite après le premier set par des douleurs menstruelles.

Lors de la deuxième manche, à 3-0 contre elle, Qinwen Zheng a demandé un temps mort médical avant de revenir avec la cuisse droite largement bandée. En conférence de presse après le match, la joueuse a évoqué des “trucs de fille”, sans employer les termes “règles” ou “menstruations”.

“C’était aussi compliqué avec ma jambe, mais ce problème-là était facile comparé à ce que je ressentais au ventre. C’est juste des trucs de filles. Le premier jour, c’est toujours dur, a-t-elle admis face aux journalistes. Je ne peux pas aller contre ma nature. J’aimerais être un homme sur le court dans ce genre de moments.”

Briser un tabou

Avant d’ajouter: “Plus le match avançait, et plus j’avais des douleurs au ventre. Je voulais me battre, je le voulais vraiment mais je n’avais plus la force. Je n’ai pas pu montrer mon tennis dans les deuxième et troisième sets.”

C’était la première fois que Qinwen Zheng, 74ème joueuse mondiale, participait au tournoi de Roland-Garros. Il est encore rare que des femmes publiques évoquent ce sujet et encore moins des athlètes de haut niveau.

En 2016, c’était une nageuse chinoise, Fu Yuanhui, qui avait brisé le tabou lors des Jeux Olympiques de Rio, après avoir participé à la finale du 4x100m quatre nages féminin, à laquelle elle n’avait fini que quatrième.

“Je n’ai pas nagé assez bien cette fois-ci. C’est parce que j’ai mes règles depuis hier, donc je me sens particulièrement fatiguée, avait-elle déclaré. Mais ce n’est pas une raison, je n’ai pas assez bien nagé”.

En 2017, L’Équipe Magazine avait consacré sa une aux règles des sportives. Dans une enquête de 8 pages, une quinzaine de sportives avaient accepté de témoigner sur ce qui peut être un vrai handicap dans leur pratique.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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