À la Réunion, le retour du couvre-feu et des attestations passent mal

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"J'en ai marre du couvre-feu. On en a beaucoup souffert et ça recommence mais c'est quoi ce délire !", lance un passant. A Saint-Denis-de-La-Réunion, la colère gronde. Cela fait seulement deux semaines ici que le dernier couvre-feu a été levé. Un répit de trop courte durée pour les Réunionnais qui, jeudi matin très tôt, ont dû ressortir leurs attestations pour aller travailler.

Interdiction de sortir entre 23 heures et 5 heures du matin pour au moins trois semaines. La sentence est tombée lundi soir pendant le discours d’Emmanuel Macron pour deux départements français : la Réunion et la Martinique.

"Ça commence à bien faire !"

Et cette nouvelle mesure de restriction pour contenir le coronavirus a du mal à passer. "En tant qu'agricultrice, j'ai des choses à livrer. Le matin, je roule très tôt", confie une habitante de l’île. Avant d’ajouter, très énervée : "ça commence à bien faire !"

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L’attractivité touristique de la Réunion en pâtit également. Certains visiteurs rêvaient de bains de minuit : un souhait désormais compromis. "Mes vacances m’ont couté un bras et je suis encore là pendant dix jours", explique un Bordelais totalement dépité. "Je vais faire quoi ? Rentrer à la maison à 23 heures ? Ici, la vie démarre à 22 heures donc ce n’est juste pas possible !", ajoute-t-il.

Des services de réanimations engorgés

Bien que contraignant, ce couvre-feu s’imposait. Les services de réanimation sont saturés. "Pendant deux ...


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