À la Une: les républicains serrent les rangs derrière Donald Trump

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De plus en plus de républicains soutiennent Donald Trump dans son refus de reconnaître la défaite. Selon le Washington Post, il y a déjà trop de républicains qui jouent le jeu de Donald Trump. Un président sortant qui « refuse d’accepter la réalité et de respecter la volonté des électeurs », précise le Washington Post. Il n’empêche, poursuit le journal : ces mêmes soi-disant « dirigeants républicains » qui pendant quatre ans ont épaulé le président dans son effort de saper les fondements de la Constitution l’aident aujourd’hui dans sa croisade contre la démocratie du pays.

Vers une transition du pouvoir compliquée

La responsable en charge des services qui gèrent la transition du pouvoir s’aligne aussi sur Donald Trump. Comme le remarque le Washington Post, elle refuse de déclencher le processus qui permet à la nouvelle équipe de préparer son entrée en fonction à partir de janvier prochain. Une chose est sûre, d’après le Washington Post : ces tentatives visant à décrédibiliser le processus électoral sont dangereuses à plusieurs égards. Elles minent encore en plus la confiance des Américains dans leurs institutions. Et elles rendent la tâche de Joe Biden qui souhaite rassembler le pays, très difficile.

Le New York Timesrelate que les accusations de fraudes visent aussi des responsables républicains. C’est le cas par exemple en Georgie où le secrétaire d’État républicain en charge des élections fait face à la colère des deux candidats de son parti pour les postes de sénateurs. Furieux qu’ils doivent affronter un deuxième tour contre leurs rivaux démocrates parce qu’ils n’ont pas reçu la majorité absolue des votes, David Perdue et Kelly Loeffler demandent au responsable du processus électoral de démissionner. Les raisons de leur colère ? Comme Donald Trump, ils estiment que l’élection sénatoriale a été entachée d’irrégularités, des accusations qui ont été lancées sans avoir fourni la moindre preuve, précise le New York Times.

Le président péruvien destitué

Le Parlement a voté lundi 9 novembre 2020 la destitution du président de la République, Martin Vizcarra, pour « incapacité morale ». Il est accusé de pots-de-vin présumés qu’il aurait reçus en tant que gouverneur en 2014. Avec une inquiète non dissimulée. Selon El Comercio, le Congrès par sa décision de destituer le président plonge le pays dans l’incertitude. Le journal souligne que la destitution intervient alors que le pays traverse l’un des moments les plus difficiles de son histoire à cause de la pandémie du Covid-19. « Le Pérou ne mérite pas cela », titre le quotidien.

El Comercio accuse les sénateurs d’avoir pris leur décision sans même avoir attendu les conclusions de l’enquête. Pour le journal La Republica, l’heure est grave. Ce qui s’est passé hier n’est ni plus ni moins un coup d’État parlementaire, un complot concocté par des intrigants qui ainsi mettent fin à 20 ans de démocratie au Pérou.

Le Brésil suspend les essais cliniques d’un vaccin expérimental chinois

Une suspension liée à un incident grave constaté chez un volontaire, d’après l’autorité sanitaire du Brésil. Le laboratoire chinois s’est dit toutefois confiant dans la sûreté de son produit. En tout cas, le président Jair Bolsonaro célèbre déjà la suspension des essais, titre l’hebdomadaire Carta Capital.

D’après Folha de Sao Paulo, il exploite cet incident pour sa campagne de réélection. Son très probable rival, le gouverneur de Sao Paulo Joao Doria n’avait cessé de défendre ce vaccin chinois, en se prononçant d’ailleurs pour une vaccination obligatoire de la population.