À son procès pour viol, Benjamin Mendy dément être un « danger pour les femmes »

Manchester City and France footballer Benjamin Mendy arrives to Chester Crown Court in northwest England on August 10, 2022 at the start of his trial for the alleged rape and assault of seven women. - Mendy, 28, who faces eight counts of rape, one count of sexual assault and one count of attempted rape, relating to seven young women, could see his playing career end in jail if convicted. (Photo by Lindsey Parnaby / AFP)
LINDSEY PARNABY / AFP Manchester City and France footballer Benjamin Mendy arrives to Chester Crown Court in northwest England on August 10, 2022 at the start of his trial for the alleged rape and assault of seven women. - Mendy, 28, who faces eight counts of rape, one count of sexual assault and one count of attempted rape, relating to seven young women, could see his playing career end in jail if convicted. (Photo by Lindsey Parnaby / AFP)

ROYAUME-UNI - Le champion du monde de football Benjamin Mendy a démenti être un « danger pour les femmes » ce mercredi 9 novembre durant le procès où il est accusé de sept viols, mais a semblé regretter un mode de vie « fou », comme « un train lancé à toute vitesse ».

Âgé de 28 ans, le défenseur français, suspendu depuis un an par Manchester City, est jugé depuis début août à Chester, dans le nord de l’Angleterre, accusé de sept viols, d’une tentative de viol et d’une agression sexuelle contre sept femmes.

Les faits se seraient déroulés entre octobre 2018 et août 2021 à son domicile de Prestbury, dans le Cheshire. Le joueur, qui plaide non coupable, risque la prison à perpétuité.

Après des mois consacrés à l’accusation, la défense du joueur a désormais aussi la parole, et Benjamin Mendy a commencé à témoigner depuis lundi.

Interrogé par le procureur sur les fêtes organisées à son domicile ou dans un appartement loué à Manchester malgré les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, Mendy a répondu : « à l’époque, je faisais seulement la fête. Je ne pensais pas clairement ».

« J’étais fou. Je prenais des risques »

« Vous étiez un danger pour les femmes, n’est-ce pas ? », a insisté le procureur. « Non, jamais », a répondu le joueur, qui assure n’avoir eu que des rapports sexuels consentis.

« J’étais fou. Je prenais des risques. Les fêtes, les règles du Covid… c’était comme un train lancé à toute vitesse et qui roulait sans s’arrêter jusqu’à ce que j’aille en prison, où j’ai été pour la première fois seul, et où j’ai pu penser à tout ça pour la première fois », a tenté d’expliquer le Français.

Benjamin Mendy a passé plus de quatre mois, d’août 2021 à janvier 2022, en détention provisoire. Libéré début janvier, il avait été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.

Il est jugé au côté d’un autre homme, Louis Saha Matturie - sans rapport avec l’ancien footballeur Louis Saha -, poursuivi de son côté pour six viols et trois agressions sexuelles. Il a également plaidé non coupable.

Formé au Havre, révélé à Marseille et passé par Monaco une saison, Benjamin Mendy était devenu le défenseur le plus cher de l’histoire en 2017 quand les Citizens avaient déboursé 52 millions de livres (environ 61,4 millions d’euros au cours actuel) pour s’attacher ses services.

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