À la Une: le procès du «massacre de Napalpi» en Argentine

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Le passé refait surface en Argentine où près d’un siècle plus tard, la justice se penche sur le massacre de plus de 400 membres de peuples autochtones Qom et Moqoit. C’est un procès sans « coupable », il est largement symbolique, mais c’est toutefois un pas inédit dans le pays vers la reconnaissance du « massacre de Napalpi » qui a eu lieu le 19 juillet 1924.

Le journal El Diario souligne que « pour la première fois en Argentine seront jugés des crimes commis contre les peuples indigènes, reconnus comme crimes contre l’humanité ». La procédure judiciaire a débuté en 2004, en recueillant le plus d’indices et de témoignages possibles. L’un de ces témoignages est publié par El Diario. Il vient de l’un des survivants du massacre, Pedro Balquinta, qui avait déclaré en 2014, peu avant de mourir à l’âge de 107 ans : « Pendant des jours, les corbeaux n'ont pas volé, ils étaient occupés à satisfaire leur faim avec les cadavres ».

Réhabiliter la mémoire des peuples

Et les cadavres, il y en avait des centaines, y compris des enfants et des personnes âgées. Tous ont été tués à coups de fusil par une centaine de policiers, de militaires et de colons. Ils avaient ouvert le feu sur ces membres des communautés Qom et Moqoit, ça s’est passé dans une réserve amérindienne, qui servait de réservoir de main d'œuvre pour les champs de coton et dont les habitants s’étaient révoltés contre des conditions de leur vie de quasi-esclaves.

Aujourd'hui, l’objectif de ce « procès pour la vérité » n’est pas d’établir une responsabilité pénale, a déclaré la juge fédérale Zunilda Niremperger sur le site d’information Chaco Dia por Dia, mais de « connaître la vérité, afin de réhabiliter la mémoire des peuples, panser les blessures, réparer et aussi activer la mémoire et la conscience afin que ces violations des droits humains ne se reproduisent plus ».

L’Argentine critiquée pour son souhait de rétablir des relations avec le Venezuela

Le président Alberto Fernandez veut rétablir des relations diplomatiques avec le Venezuela. C’est à lire dans le journal Clarin. Cette annonce a provoqué de vives réactions du côté des organisations de défense des droits humains. Dans une lettre envoyée au président argentin, Amnesty International condamne les propos d’Alberto Fernandez où il parle de « problèmes au Venezuela qui étaient en train de disparaitre ». Contrairement à ce que le président affirme, « il y a une escalade politique répressive » dans le pays, écrit l'ONG.

Fernandez avait aussi appelé les autres pays d’Amérique latine à se rapprocher du Venezuela. Cet appel sera-t-il suivi ? En tout cas, l’Équateur, qui a reconnu l’opposant Juan Guaido comme président légitime, semble réticent à emboîter le pas à l’Argentine, selon le site d’information Infobae. « Nous ne sommes pas prêts à prendre une telle décision (c’est-à-dire à renouer avec le gouvernement de Nicolas Maduro, NDLR) mais nous allons y réfléchir », a déclaré le président équatorien Guillermo Llasso.

La tentative de rapprochement avec Caracas amorcée par Buenos Aires survient alors que les États-Unis cherchent aussi à renouer des liens avec le Venezuela, afin de diversifier leurs approvisionnements en pétrole brut : une conséquence des sanctions prises contre la Russie après son invasion de l’Ukraine.

Le marché de Jacmel détruit par un incendie

Un incendie a détruit hier mardi le plus grand marché de Jacmel dans le sud-ouest d'Haïti. Selon Le Nouvelliste, le marché de Beaudouin a été complètement dévasté par les flammes. Impossible pour les sapeurs-pompiers de maîtriser le feu qui s’est déclaré à environ 4h du matin.

« Une foule immense constituée de gens venus des quatre coins de la ville a assisté avec impuissance à la destruction de plusieurs centaines de millions de gourdes de marchandises », écrit Le Nouvelliste, en précisant que ces marchandises ont été « achetées avec de l'argent emprunté à des taux exorbitants d'institutions de microcrédit… ».

Le journal a recueilli le témoignage de Jaco, un commerçant du marché de Baudouin. Père de quatre enfants, lui aussi s’est lourdement endetté pour son commerce « parti en fumée ce matin ». Jaco a « pleuré à chaudes larmes comme un enfant ce 19 avril », écrit Le Nouvelliste, non seulement parce qu’il a tout perdu, mais aussi parce qu’il se demande avec quoi et comment il va faire manger sa famille. En détresse aussi, une autre commerçante qui témoigne dans Le Nouvelliste. Elle s’appelle Magda. Son commerce valait 300 000 gourdes, une somme qu’elle doit puiser dans ses économies, dit-elle, car elle sait que l’État haïtien ne l’aidera pas.

À lire aussi : Haïti: le marché public de Jacmel ravagé par un incendie

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