À son procès, Balkany «regrette» d’avoir voulu «toujours faire plaisir»

agence, AFP
/ STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Le maire de Levallois-Perret, jugé à Paris pour blanchiment et corruption, a assuré mardi «regretter» sa «manie de toujours vouloir faire plaisir», dans sa dernière prise de parole avant le réquisitoire du parquet national financier attendu jeudi.

Après quatre semaines de débats, le tribunal correctionnel a terminé mardi par l’examen des ressources et parcours de vie des six prévenus. Interrogé par le président sur «l’image d’homme d’argent» qui lui colle à la peau, Patrick Balkany concède apprécier «les gros cigares» avant de citer ses amis Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Robert Hossein: «Je ne suis pas un homme d’argent, je suis quelqu’un qui a fréquenté l’univers des étoiles».

«Les coffres-forts ne suivent pas les cercueils. L’argent, il faut s’en servir pour faire plaisir aux enfants, aux amis. C’est pas une fin en soi», ajoute l’élu LR. L’accusation estime à 13 millions d’euros les avoirs non déclarés au fisc par le couple Balkany, dont les fastueuses dépenses en liquide ont également été disséquées à l’audience. «Ce que je regrette le plus à la fin du procès, c’est ma manie de vouloir toujours faire plaisir», renchérit le tribun.

Il désigne le milliardaire saoudien Mohamed Al Jaber sur le banc des prévenus: «Par exemple, je regrette d’avoir demandé à Jean-Pierre (Aubry) et Arnaud (Claude, deux de ses coprévenus) d’avoir aidé ce monsieur. On n’en serait pas là et on s’en porterait aussi bien.»

Le Saoudien est soupçonné d’avoir corrompu Patrick Balkany en lui payant la moitié du prix d’un riad à Marrakech en échange de délais de paiements supplémentaires dans un méga-projet immobilier à Levallois. Patrick Balkany jure que la villa n’est pas à lui mais au milliardaire, et qu’il l’a aidé à la trouver.

Auparavant, alors que le président évoquait sa «longue» carrière politique, lui qui encourt 10 ans de prison et autant inéligibilité a observé: «Quand un homme politique s’arrête, il meurt».

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