À la Une: le Premier ministre haïtien renvoie le Conseil électoral provisoire

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« Les membres du Conseil électoral provisoire (CEP) sont démis de leurs fonctions par arrêté officiel », annonce l’agence Alterpresse. « Le gouvernement de la République a, par arrêté en date de ce lundi 27 septembre 2021, libéré les membres du Cep de leurs liens avec l’Administration publique », indique le bureau du Premier ministre Ariel Henry dans un tweet.

« Le CEP, renvoyé par le gouvernement de facto d’Ariel Henry, a pris fonction le 22 septembre 2020, suite à une cérémonie d’investiture, tenue au palais présidentiel. Faisant fi de la Constitution, Jovenel Moïse avait unilatéralement nommé son CEP, qui n’avait pas pu prêter serment à la Cour de cassation. En plus des élections, le nouveau CEP de Jovenel Moïse avait pour mission (non prévue par la loi-mère) d’organiser un référendum pour une nouvelle Constitution ».

Alterpresse souligne également que le renvoi des membres de l’actuel CEP très décrié fait partie du projet de transition concocté par l’actuel Premier ministre et publié dans le journal officiel la semaine dernière. Pour Le Nouvelliste, ce Conseil électoral provisoire « a toujours été comme un cheveu sur la soupe ».

Pourtant, « le tournant le plus important sera de monter un nouveau Conseil qui respecte l’esprit de la Constitution de 1987 ou des arrangements nés d’un accord politique », prévient l’éditorialiste qui voit encore plus loin : « Après la délicate opération de montage du nouveau Conseil électoral suivra celle de la loi électorale, ce règlement qui peut exclure ou inclure dans la course électorale les fossoyeurs de la patrie. Là encore, une partie délicate s’annonce. Renvoyer le CEP du 22 septembre était une simple formalité, réaliser de bonnes élections est le défi qui attend le pays ».

« Mais pour arriver aux élections, plus que tout, il faudra adresser la situation sécuritaire », martèle encore Le Nouvelliste. « Henry ou un autre chef de gouvernement aura-t-il l’appui des Américains pour faire une grande toilette à la PNH et renforcer l’institution ? Les autorités haïtiennes sauront-elles saisir la perche d’une coopération en matière de sécurité que leur tendent des pays de la région, dont nos voisins dominicains ? »

La République dominicaine inquiète de la dégradation de la situation en Haïti

La République dominicaine est en effet inquiète de la dégradation de la situation en Haïti. Et elle l'a fait savoir par la voix de son président à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. « Luis Abinader a déclaré que son pays seul ne pouvait pas résoudre la situation haïtienne, et qu’Haïti ne pouvait pas non plus la résoudre tout seul. Le chef de l'État dominicain a donc appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre un terme à l'instabilité et à la violence en Haïti », rappelle aujourd'hui l'éditorialiste du journal Hoy.

Et c'est dans ce cadre que le président dominicain a convoqué pour cet après-midi un « Conseil national des migrations ». C'est une rencontre au sommet à laquelle « participeront les ministres de l'Intérieur et de la Police, des affaires étrangères, de la Défense, du Travail, du Tourisme, des Travaux publics, de la Santé publique et de l'Agriculture », détaille le Listin Diario. Dans l'entourage de Luis Abinader, on annonce l'adoption de « mesures spéciales » pour affronter la crise que vit Haïti.

Le journal El Caribe dit s'attendre à ce que les lois existantes soient mieux appliquées en termes de migration et de droit de travail. « Il est vrai que de nombreux secteurs économiques en République dominicaine dépendent de la main d'œuvre des migrants haïtiens clandestins. Soit on leur facilite le travail chez nous soit on sévit contre les entreprises qui les embauchent de façon irrégulière », réclame le quotidien.

Colombie : mort de l’un des principaux chefs de la guérilla de l’ELN

L’armée colombienne annonce ce mardi la mort de l’un des principaux chefs de l’ELN, la dernière guérilla encore active dans le pays. Ogli Angel Padilla Romero, alias « Fabian », avait été la cible avec plusieurs de ses hommes le week-end du 18 septembre d'un raid aérien qui avait fait six morts et plusieurs blessés dans le département du Choco dans le Nord-Ouest de la Colombie, l'un des bastions de la guérilla guévariste.

Ce lundi, une patrouille de soldats a retrouvé « Fabian » non loin de l’endroit du bombardement. L’homme était blessé et caché sous des buissons, rapporte El Tiempo en référence au communiqué du ministère de la Défense. Le ministre, Diego Molano Aponte, affirme ce mercredi que les soldats ont transporté le guérilléro en hélicoptère à l'hôpital, où il est décédé ce mercredi matin.

De son côté, le site internet de l’hebdomadaire Semana explique que « Fabian » fut un « gros poisson » dans la hiérarchie de la guérilla. Il dirigeait le front occidental. « Les autorités colombiennes le tenaient pour responsable du déplacement d'au moins 4 000 civils qui avaient dû fuir la violence générée par l'ELN. Selon le directeur de la police nationale, ce front de l'ELN se livrait essentiellement au trafic de cocaïne ».

Pourparlers entre gouvernement vénézuélien et opposition

Au Mexique s'est achevé hier le troisième cycle de pourparlers entre le gouvernement vénézuélien et l'opposition. « Les deux parties se sont mises d'accord sur un mécanisme de consultations », annonce, en Une, Efecto Cocuyo. « Selon un communiqué conjoint, les représentants du gouvernement de Nicolas Maduro et ceux de l'opposition conviennent d'élargir les négociations non plus seulement aux politiques, mais aussi aux acteurs sociaux », rapporte le journal en ligne.

Le président vénézuélien s'est félicité hier soir à la télé de ce qu’il qualifie de « nouveau pas en avant ». Selon Nicolas Maduro, ces discussions « avancent vers une paix permanente ». Et voilà le problème, rétorque le journal d'opposition Tal Cual. « Jusqu'à présent ces pourparlers au Mexique ne font que favoriser la continuité du régime chaviste. Pire : ils redorent son image. Ces négociations font oublier les aspirations des Vénézuéliens, à savoir : vivre dans un état de droit, retrouver les libertés et les droits civils, politiques et sociaux. En bref : nous voulons le retour d'une véritable démocratie, sans recourir aux solutions militaires. Voilà nos objectifs », rappelle le quotidien.

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