À la Une: polémique au Brésil autour des incendies en Amazonie

Les feux de forêt en Amazonie font la Une de la presse brésilienne. Les journaux se concentrent reprennent et commentent les propos controversés du président Jair Bolsonarao. Il avait laissé entendre que des ONG pourraient être à l’origine de ces incendies. Des accusations formulées sans preuve, note O Globo.

LeWashington Post relève que la ville de Sao Paulo s’est obscurcie hier mercredi 21 août 2019. La première métropole du Brésil avait été recouverte en plein après-midi d'un nuage noir apparemment dû à des feux de forêt à des milliers de kilomètres de là. Certaines personnes ont trouvé de l’eau noire dans leurs citernes, raconte une chercheuse spécialisée dans les questions environnementales, contactée par le journal. L’origine des feux ? La sécheresse, mais pas seulement. D’après le Washington Post, une partie de l’incendie a été provoqué par des hommes. Contrairement à ce qu’a affirmé le président Jair Bolsonaro, ce n’étaient pas les ONG mais des grands propriétaires terriens qui ont mis le feu à la forêt. L’objectif était de récupérer des terres pour en faire des élevages de bovin ou des plantations de soja. Des images satellites montrent que des centaines d’agriculteurs dans l’État du Para ont eu recours à cette pratique.

ONG et défenseurs de l'environnement sonnent l’alerte

Selon l’ancienne candidate écologiste à la présidence Marina Silva, le Brésil manque d’une véritable politique environnementale. Dans une interview accordée au journal colombien El Tiempo, Marina Silva dénonce « l’incompétence » et « l’inconscience » du président Jair Bolsonaro quant à la protection de l’environnement. Sa politique « anti-environnementale » encourage les grands propriétaires terriens à poursuivre leurs pratiques illégales, à savoir l’occupation des terres qui appartiennent à l’État. D’après Marina Silva, l’objectif de ces incendies est de « démonter le système de protection de la forêt amazonienne ». Le président Bolsonaro, explique l’ancienne candidate à la présidence, souhaite pousser l’exploitation agricole toujours plus loin. Le vrai problème, conclut Marina Silva, « c’est la politique de ce gouvernement ».

Attention aux fausses images des incendies

Le journal canadien Le Devoir, souhaitant combattre la désinformation, donne quelques exemples des images qui n’ont aucun rapport avec les incendies. Sur les réseaux sociaux, on peut voir la photo d'un lapin calciné, mais après vérification, cet animal a été victime des flammes à Woolsey, en Californie, en novembre 2018. D’autres photos montrent des arbres carbonisés, elles ont bien été prises en Amazonie, mais il ne s’agit pas des feux de forêt actuels.

Trump et le désir d’acheter le Groenland : réalité ou satire ?

L’appétit de Donald Trump pour ce territoire danois qu’il a souhaité acheter, suscite toujours la stupéfaction de la presse. LeNew York Times a encore du mal à croire que le président était vraiment sérieux dans son intention d’acheter le Groenland. Donald Trump trouve toujours de nouvelles idées qui laissent perplexes. On se croit dans un film de Peter Sellers, écrit le journal. Hier, mercredi 21 août 2019, Donald Trump, visiblement vexé, a justifié l'annulation de sa visite au Danemark par le ton « méchant » (comme il le dit) des propos tenus par la Première ministre danoise et le refus de Copenhague de vendre le Groenland aux États-Unis. « L’attitude du président montre en tout cas qu’il ignore complètement la réalité des relations internationales ». Il traite un territoire et ses habitants comme des objets. « Le fait qu’il soit prêt à sacrifier la relation avec un allié important pour ce genre de "deal" est vraiment préoccupant », estime le New York Times.

Décès de Celso Pina

Il a fait danser l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez. Surnommé le « rebelle de l’accordéon », le musicien mexicain Celso Pina est décédé hier à l’âge de 66 à la suite d’une crise cardiaque. Celso Pina, « l’accordéoniste le plus célébré du Mexique », écrit le journalEl Universal dans son hommage à ce musicien qui n’avait pas peur de mélanger des styles. Il s’intéressait entre autres au ska, au rock et au hip-hop, sans oublier la Cumbia, sa matrice musicale. « Personne ne peut résister à la Cumbia », a écrit Pina dans son dernier tweet avant sa mort.

La mise en accusation du président haïtien Jovenel Moïse rejetée

Le Parlement haïtien rejette la mise en accusation du Président Jovenel Moïse. Nous en parlons avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste qui revient aussi sur le problème de l’augmentation des frais scolaires.