"À quel point ce type de substance va affecter nos vies ?" : les Brésiliens démunis face à la marée noire qui souille leurs côtes

Etienne Monin

"Tu arrives à le voir ? Tu le vois ?" : à marée basse, avec ses gants en plastiques et son masque de protection autour du cou, Vandecio de Santana montre dans la mangrove les dernières traces brillantes du pétrole accroché aux racines. Nous sommes à 20 minutes en barque de la plage de sable blanc de Cabo de Santo Agostinho (Brésil), face aux derniers restes visibles de la pollution. "Cette partie-là de la mangrove, tu vois, elle est déjà morte. La tâche de pétrole est accrochée aux racines", explique-t-il.

Il y a trois mois, une mystérieuse marée noire s'est abattue sur le nord-est du Brésil. À tel point que depuis quelques jours, de minuscules boulettes de pétrole ont été retrouvées à 300 km de Rio de Janeiro. Une crise environnementale hors norme, la suite d’une pollution monstre qui a déjà souillé plus de 2 000 km de côtes.


Les touristes, grands absents des côtes

À Cabo de Santo Agostinho, il a fallu une quinzaine de jours pour nettoyer. Mais le secteur n’arrive toujours pas à tourner la page. La population vit principalement de la pêche et du tourisme, mais malgré la saison haute, l'activité est au ralenti. "Ça fait deux mois, presque trois que les dégâts s’accumulent. Les touristes ne viennent plus, déplore Vandecio de Santana, les gens ici veulent (...)

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