À la Une: la peine de mort abolie en Virginie

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« Après plus de 400 ans et après avoir pris près de 1 400 vies, la peine de mort est morte en Virginie », écrit le Daily Press, journal de cet État du sud-est des États-Unis. Un État qui, peut-on lire dans cet article, « a exécuté plus de personnes que tout autre ». La photo d'illustration montre une chaise bardée de ceintures, sur laquelle étaient réalisées les exécutions dans la prison de Greensville. Au second plan : le gouverneur démocrate Ralph Northam, qui a visité cette salle avant de signer mercredi la loi abolissant la peine capitale, votée le mois dernier par le Congrès de Virginie.

« Le système était imparfait », a déclaré le gouverneur. Il a aussi souligné que la peine de mort avait été « injustement utilisée comme arme contre les Noirs ». Selon le journal, il a soutenu qu'il s'agissait « d'une forme de lynchage parrainé par l'État ». « Il y a deux hommes dans le couloir de la mort, précise le Daily Press. Leurs peines seront converties en peines de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle ». La Virginie est le 23e État et le premier État du Sud des États-Unis à abolir la peine de mort.

New York : la famille Cuomo dépistée avant tout le monde ?

Les ennuis s'accumulent décidément pour le gouverneur de New York, Andrew Cuomo. Après les accusations de harcèlement sexuel, le maquillage présumé du nombre de décès liés au Covid-19 dans les maisons de retraites, voilà le scandale des tests PCR ! Selon le New York Times, Andrew Cuomo « s'est arrangé pour que les membres de sa famille et d'autres personnalités bien placées bénéficient d'un accès spécial aux tests de dépistage, en envoyant un médecin d'État de premier plan et d'autres responsables de la santé publique à leur domicile », « alors même que les New-Yorkais moyens avaient du mal à se faire dépister au début de la pandémie ». Le journal précise que la loi de New York « interdit aux fonctionnaires de l'État d'utiliser leur position pour obtenir des privilèges pour eux-mêmes ou pour d'autres ».

États-Unis : pas d’eau courante à Jackson pendant 4 semaines

Toujours aux États-Unis, Mother Jones évoque, ce jeudi, une crise de l'eau dans le Mississippi qui « a reçu beaucoup moins d'attention » médiatique que les pannes d'électricité au Texas. Cette crise concerne la ville de Jackson, où 80% des habitants sont Afro-américains et 30% vivent sous le seuil de pauvreté. Les tempêtes de mi-février « ont fait des ravages sur les infrastructures d'eau de Jackson, vieilles et délabrées ». Résultat : des ruptures de conduites d'eau ont laissé des « dizaines de milliers d'habitants sans eau courante », « contraints de faire bouillir l'eau pour boire, se laver et utiliser les toilettes ». Le tout en pleine pandémie.

Le problème serait en passe d'être réglé, mais selon Mother Jones, il révèle qu'au cours « des 50 dernières années, le gouvernement de l'État, dirigé par les républicains, a négligé les investissements » dans les infrastructures. Sa politique de réduction a aussi privé les municipalités de ressources pour entreprendre des travaux, soutient le média progressiste. « La ville de Jackson a un budget de 300 millions de dollars » et il faudrait 2 milliards, selon le maire de Jackson, pour réparer les systèmes d'eaux usées et d'eau potable de la ville.

Mexique : guerre sale en pleine campagne électorale

Elle s'appelle Clara Luz Flores et brigue le poste de gouverneur de Nuevo León, un État du Nord-est du Mexique, pour le compte du parti Morena, celui du président Andrés Manuel López Obrador. Mercredi, nous raconte Milenio, l'un de ses rivaux a mis en ligne sur les réseaux sociaux une vidéo où elle apparaît tout sourire et discute pendant plus d'une heure avec Keith Raniere, le gourou de la secte Nexium. Ce dernier a été condamné à 120 ans de prison, en octobre dernier, par le tribunal fédéral de Brooklyn, pour exploitation sexuelle, extorsion et association de malfaiteurs.

Clara Luz s'est défendue sur les réseaux sociaux. Elle soutient que cet entretien s'est déroulé avant qu’elle apprenne les agissements de cette personne. « Je n’ai rien à cacher », lance-t-elle, avant d’accuser son rival Adrián de la Garza, qui a mis en ligne la vidéo, de détournement de fonds. Cela donne une idée de l’ambiance de la campagne à Nuevo León en ce moment. Une guerre sale, à deux mois et demi environ des élections fédérales, régionales et municipales.

Le Mexique qui accueillait Luis Arce, le président bolivien, mercredi. Ce dernier, explique El Universal, a encore une fois remercié le Mexique d'avoir accueilli l'ancien président bolivien Evo Morales après sa réélection contestée en 2019 et son départ en exil. « Nous n'oublierons pas », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue mexicain. Un an plus tard, c'est donc lui, le dauphin d'Evo Morales qui a été porté à la présidence. Pour La Razón, c'est une bonne nouvelle pour AMLO qui, un mois après la visite officielle du président argentin, « ajoute la Bolivie au bloc de gouvernements progressistes qu'il commence à constituer en Amérique latine ».