Confinement : les éditeurs croulent sous les manuscrits d'écrivains en herbe

Il n'y a pas que les grands éditeurs tels L'Harmattan ou Flammarion qui croulent sous les manuscrits depuis le début de la pandémie. En moyenne, les maisons parisiennes enregistrent 40% de textes en plus comparés aux années précédentes. Celles installées en province sont aussi touchées par le phénomène. Jamais depuis le début de la crise sanitaire, les Français n'ont autant écrit d'histoires directement inspirées du virus. Si les éditeurs qui ont pignon sur rue perçoivent la qualité d'un écrit dès la première page, les plus petites maison accordent toujours un peu de place aux nouveaux venus. .Sur un programme d'une quarantaine de livres chaque année, on a de la place pour un ou deux manuscrits venus de gens qui n'ont jamais publié par ailleurs. On en reçoit entre 1000 et 1500. Jérôme Vincent Directeur des éditions ActuSFPendant le premier confinement, la Grenobloise Nina Salomon, jeune écrivaine en herbe de 14 ans, a publié son premier roman "1935". Deux cents pages directement inspirées du coronavirus. L'éditeur a fait le tri parmi des centaines de manuscrits.Pourquoi un tel engouement ? Le confinement a bouleversé la vie des Français et la crise sanitaire a provoqué une surcharge d’émotions. Un climat anxiogène qui a favorisé la colère, l'anxiété, et la peur que des milliers d'aspirants écrivains ont eu besoin de coucher sur le papier. La créativité a explosé avec ces histoires vécues ou imaginaires, romans ou même ces bandes dessinées au ton parfois humoristique. Nombreux sont les Français qui se sont retrouvés dans cette activité. Une belle façon de mettre à profit son temps libre, en s'adonner à une passion peut-être inavouée jusqu'alors.