À la Une: un nouveau ministre de la Santé au Brésil

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« J’ai décidé, ce soir, de désigner le médecin Marcelo Queiroga comme ministre de la Santé. Il est président de la Société brésilienne de cardiologie. Je le connais depuis quelques années ». Cette annonce du président Jair Bolsonaro fait la Une des journaux. D'après la Folha de S. Paulo, ce n’est pas le nouveau ministre qui va changer la façon dont est gérée la pandémie au Brésil. C’est l’attitude du président qui doit changer. Mais il n’est pas sûr que Jair Bolsonaro adopte une autre stratégie, d’après Folha de S. Paulo. Car s’il a désigné un nouveau ministre de la Santé, ce n’était pas par conviction mais parce que ses alliés du centre-droit l’ont poussé dans cette direction. Et aussi, poursuit le journal, parce qu’il devait réagir face à la chute de sa popularité, à un an de l’élection présidentielle.

Mais pas forcément une nouvelle politique

En tout cas, le nouveau ministre désigné semble être sur la même ligne que Jair Bolsonaro. Pour lutter contre la propagation du virus, il s’est déjà prononcé contre un « lockdown », comme disent les Brésiliens, contre un confinement strict. Le choix d’un nouveau titulaire du ministère de la Santé a beaucoup mobilisé les sympathisants du président, écrit le site d’information Nexo Jornal. Une candidate qui ne partageait pas la même ligne que Jair Bolsonaro dans la gestion de la crise, la médecin Ludhmilla Hajjar, a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Son numéro de téléphone a été divulgué publiquement et certains individus ont essayé de s’introduire dans sa chambre d’hôtel à Brasilia, d’après le site d’information Nexo. Des actions que le président brésilien n’a, jusqu'à présent, pas condamnées.

La peur des Latino-américaines de se faire vacciner

Aux États-Unis la campagne de vaccination se poursuit à grand pas mais certains continuent à refuser d’être vaccinés, c’est le cas notamment des Latino-américaines. Et cette résistance à une raison précise : durant le 20e siècle aux États-Unis, des milliers de Latino-américaines ont subi des mauvais traitements médicaux, comme des stérilisations forcées à leur insu, réalisées lors des accouchements par césarienne par exemple. Un traumatisme qui transcende les générations, selon un reportage à lire dans USA Today. Ainsi la petite fille d’une mexicaine, Consuelo Hermosillo, arrivée dans les années 1970 en Californie et stérilisée de force après la naissance de son troisième (et donc dernier) enfant, ne souhaite pas se faire vacciner aujourd'hui.

Des manifestions en Bolivie contre l’arrestation de Jeanine Añez

En Bolivie, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue lundi 15 mars 2021. Ils ont protesté contre la détention de l'ancienne présidente par intérim Jeanine Añez qui est accusée d'avoir mené un coup d'État contre son prédécesseur Evo Morales. Selon Correo del Sur, la « division du pays fait à nouveau surface », avec une « tension politique qui se manifeste dans la rue ». Selon l’opposition, il n’y a jamais eu de coup d’État. Ses sympathisants dénoncent une « persécution politique », d’après le journal. Un avis, d’ailleurs, partagé par le directeur du Bureau Amériques de l’ONG Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, cité par Correo del Sur. « C’est malheureusement devenu une façon de gouverner la Bolivie », poursuit Vivanco, selon lequel le gouvernement socialiste de Luis Arce applique les mêmes méthodes que celui de la présidente par intérim Jeanine Anez. Le journal Los Tiempos condamne, lui, une détention « arbitraire et illégale, sans mandat d’arrêt », ce qui « viole les droits humains ». Dans son éditorial, le journal fustige un acte de « vengeance et d’abus qui détruit la démocratie et tout espoir d’une consolidation de la démocratie ».