À la Une: le nouveau gouvernement argentin présenté ce vendredi 6 décembre

Alberto Fernández, qui a remporté l’élection présidentielle en octobre dernier, va annoncer ce vendredi 6 décembre la composition de son équipe gouvernementale, quatre jours avant son investiture. Et selon La Nacion, mis à part le ministère de l’Économie où deux personnes restent en balance, tout le reste du gouvernement a été choisi. Une équipe qui sera composée de vingt ministres et de trois secrétaires d’État ayant rang également de ministre. Et à la vice-présidence, comme annoncé lors des élections, on retrouvera l’ancienne présidente Cristina Kirchner. Le choix du titulaire au ministère de l’Économie est important, car l’Argentine est en train de renégocier son prêt avec le FMI. Et selon Clarin, c’est l’ancien prix Nobel d’économie, l’Américain Joseph Stiglitz, qui aurait entamé des discussions avec le FMI. Justement l’un des deux hommes pressentis pour le ministère de l’Économie n’est autre que Martin Guzman, un des collaborateurs de l’ancien prix Nobel, détaille La Nacion. On connaîtra donc les noms de cette nouvelle équipe ce vendredi après-midi, à l’occasion de la première conférence de presse d’Alberto Fernández depuis sa victoire lors de la présidentielle d’octobre dernier.

Le président sortant argentin tire son bilan

Si les « Kichnéristes » se préparent à prendre les rênes du pays, Mauricio Macri, le président sortant, a quant à lui tiré le bilan de ses cinq années de gestion ce jeudi. « Des univers parallèles », titre le quotidien Pagina 12, concernant le bilan de Mauricio Macri. Celui qui doit quitter La Casa Rosada mardi 10 décembre a utilisé la télévision nationale pour s’autocongratuler, estime le quotidien, faisant fi notamment de la pauvreté dans le pays et du niveau d’inflation, deux facteurs sur lesquels il avait expliqué à l’époque qu’il souhaitait être jugé. Selon Mauricio Macri le pays est dans une meilleure situation qu’il y a quatre ans, détaille El Dia. Il s’agit du premier gouvernement non péroniste à achever son mandat, remarque le quotidien. Mais c’est oublier que la pauvreté a augmenté de 40% et que l’inflation dépasse les 50% pour cette année 2019, rappelle Pagina 12. Si Mauricio Macri a tout de même reconnu un échec au niveau de ses ambitions dans le domaine économique, il estime que désormais le pays est prêt à affronter les défis qui se présentent à lui, révèle El Dia.

Uber publie des données sur les agressions sexuelles aux États-Unis

La société Uber, qui était toujours pointée du doigt pour son manque de transparence, a révélé avoir enregistré près de 3 000 agressions sexuelles aux États-Unis en un an. Une information reprise par toute la presse américaine ce vendredi. Un chiffre « choquant et difficile à digérer » selon Tony West, un des membres du conseil général d’Uber, mais un chiffre à relativiser si l’on prend en compte le nombre total de trajets sur cette même période, précise le San Francisco Chronicle. 3 000 agressions sur plus d’un milliard trois cent mille courses. C’est-à-dire que des incidents ont été signalés sur seulement 0,00002 % des courses, précise Uber. Pour Tony West, ce chiffre reflète la société dans laquelle on vit. La question de la sécurité dans ce type de transport fait régulièrement la Une de la presse américaine qui faisait pression sur Uber pour obtenir des chiffres. Une presse qui, même si elle ne le dit pas clairement, félicite Uber pour son effort de transparence, comme le laisse entendre le Washington Post.

Les autorités brésiliennes procèdent à une régularisation massive de réfugiés

Il s’agit d’une décision inédite, une décision qui ouvre un précédent pour des cas similaires à l’avenir, explique le quotidien vénézuélien El Nacional. Au total plus de 21 000 Vénézuéliens ont donc obtenu ce jeudi le statut officiel de réfugié. En comparaison, seules 11 200 personnes ont obtenu ce statut entre 1997 et 2018 selon le Comité national brésilien pour les réfugiés. Une décision qui a été annoncée au ministère brésilien de la Justice et qui a été saluée par le bureau du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés, détaille le quotidien.

La Colombie commémore l’un des pires attentats était perpétrés sur son sol

Le 6 décembre 1989, un camion piégé explosait devant le bâtiment de la DAS (Direction Administrative de la Sécurité) à Bogota, faisant plus de 50 morts et plus de 600 blessés. La presse nationale revient très largement sur cette triste page de l’Histoire de la Colombie. El Tiempo y consacre un dossier spécial. Le cartel de Medellín de Pablo Escobar avait été accusé d’être derrière cet attentat. Et selon El Tiempo, Pablo Escobar envisageait dans un premier temps d’attaquer ce bâtiment avec un petit avion pour pouvoir atteindre le bureau du chef du DAS, situé au neuvième étage. Finalement c’est avec un camion chargé de 500 kilos de dynamite que le cartel de Medellín détruira partiellement ce bâtiment, tuant 63 personnes et en blessant plus de 600 autres. Un attentat qui marquait la période la plus sanguinaire dans la guerre contre les cartels, détaille El Tiempo.