À la Une: un nouveau débat sur les armes aux États-Unis

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Aux États-Unis, le débat sur le port des armes fait rage à nouveau après la tuerie de Boulder, dans le Colorado. Lundi dernier, un jeune homme de 21 ans avait ouvert le feu dans un supermarché, tuant 10 personnes dont un policier. Le New York Times s’interroge sur les violences liées aux armes à feu. Pourquoi y a-t-il tellement de fusillades aux États-Unis, écrit le journal avant de donner lui-même la réponse : parce qu’il y a tellement d’armes en circulation. Pour montrer que ce débat n’est pas nouveau, le journal publie un article de 2017 qui reste d’actualité. Il compare le nombre d’armes accessibles aux États-Unis avec celui d’autres pays. Les données sont sans appel : alors que les Américains représentent environ 4% de la population mondiale, ils possèdent 42% des armes disponibles sur la planète. Et si on compare toutes les tueries de masse dans le monde depuis un demi-siècle, force est de constater qu’un tiers des tireurs était des Américains.

Une violence qui est à la hausse

En ces temps de pandémie, les violences liées aux armes à feu ont beaucoup augmenté. L’année 2020 a été la plus meurtrière depuis des décennies, écrit le Washington Post. L’année dernière, près de 20 000 personnes sont mortes, victimes d’une arme à feu. Mais ce chiffre ne comporte pas uniquement des fusillades. Et à ces 20 000 morts il faut encore ajouter 24 000 personnes qui se sont suicidées avec une arme. Le problème, explique un militant anti-armes dans le Washington Post, c’est que le débat politique pour un contrôle plus strict ou pas des armes ressurgit uniquement après des fusillades comme celles de Boulder lundi dernier. Mais il y a beaucoup d’Américains qui vivent cette violence liée aux armes au quotidien dans leurs quartiers. Eux, ce sont les premières victimes des armes à feu mais ils ne bénéficient pas d’une attention médiatique et politique comparable à celles suscitées par les fusillades.

Jair Bolsonaro vante sa gestion de la pandémie

Le président brésilien Jair Bolsonaro a défendu hier, mardi 23 mars 2021, à la télévision et à la radio, sa gestion de la pandémie, pourtant très critiquée par une majorité des Brésiliens. Une allocution accompagnée par un concert de casseroles dans plusieurs villes qui n’a pas su convaincre la Folha de Sao Paulo. Le journal, tout en rappelant que le président qualifiait le coronavirus de « petite grippe » il y a un an, pointe les nombreux mensonges contenus dans cette dernière allocution. L’hebdomadaire Carta Capitale retient surtout la phrase : « bientôt nous retournerons à la normalité », alors que le pays a enregistré hier un nombre record de personnes tuées par le Covid-19, plus de 3 000. Carta Capitale reprend aussi l’appel des autorités sanitaires qui demandent des mesures plus strictes pendant les deux prochaines semaines. Un avis partagé par la majorité des gouverneurs qui doivent aujourd’hui rencontrer le président, Jair Bolsonaro, qui rejette toujours toute forme de restrictions sanitaires.

L’État colombien demande pardon à une journaliste victime d’enlèvement et de tortures

En Colombie, l’État a demandé pardon devant la Cour interaméricaine des droits humains à la journaliste Jineth Bedoya. Il y plus de 20 ans, elle a été victime d'enlèvement, viol et tortures, des actes commis par les paramilitaires avec la complicité présumée d'agents publics. La journaliste a réagi dans la presse et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas satisfaite de la décision de l’État.

Selon Jineth Bedoya, l'État ne proposait qu'une demande de « pardon partiel », ce qui est « une gifle de plus » après tout ce qui lui est arrivé. Des propos repris par El Tiempo. Pour la journaliste, « un pardon total implique de reconnaître qu'il y a une absence de toute enquête, mais surtout d'appui à une femme qui a subi la pire des violences,… à savoir la violence sexuelle », a déclaré Jineth Bedoya. La journaliste avait demandé des réparations à l’État colombien, des réparations qui lui ont été refusé.